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Coface – Notes Rating

Coface met la note de l’Espagne sous surveillance avec implication négative et celle de la Turquie sous surveillance avec implication positive.
Coface reclasse les notes de la Slovaquie, de la Croatie et de la Roumanie et déclasse celles du Gabon, de la Côte d’Ivoire et du Venezuela.

Décembre 2001 Avril 2002 Juillet 2002 Septembre 2002 Décembre 2002
Espagne A1 A1 A1 A1 A1 sous surveillance négative
Turquie C C C C C sous surveillance positive
Slovaquie B B B B sous surveillancepositive A4
Croatie B B B B A4
Roumanie C C C C B
Gabon B B B B C
Côte d’Ivoire C C C C D
Venezuela A4 B C C D

Ä Espagne : note A1 placée sous surveillance avec implication négative en raison d’une augmentation des incidents de paiement dans un contexte de croissance moins soutenue. L’activité a fortement ralenti en 2002. L’effondrement des exportations en est la cause principale. Le ralentissement européen a pesé lourd, de même que l’affaiblissement des recettes touristiques.
Pour ce qui concerne l’investissement, la construction de logements résidentiels et d’infrastructures publiques continuent de prospérer, tandis que l’investissement en équipements industriels a fortement reculé. La consommation des ménages qui caracolait, a beaucoup ralenti en raison d’une moindre progression de l’emploi et de l’érosion des salaires réels provoquée par la modération salariale et la forte inflation.
En 2003, l’activité pourrait s’accélérer modérément. Elle reste dépendante des incertitudes entourant la croissance américaine et européenne, mais aussi de la maîtrise du risque inflationniste et du chômage.
Le ralentissement conjoncturel affecte la rentabilité d’entreprises habituées à de vives progressions de leurs volumes d’affaires. Parallèlement, le secteur bancaire fait preuve d’une vigilance accrue dans l’octroi des prêts. Dès lors, la fréquence et l’ampleur des incidents de paiement ont augmenté tout au long de 2002.

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19 décembre 2002

Ä Turquie : note C mise sous surveillance avec implication positive
La reprise de l’activité est plus rapide que prévu et l’inflation est mieux orientée que les objectifs fixés par le gouvernement. Le nouveau pouvoir sorti des urnes en novembre 2002 a une confortable majorité, ce qui amoindrit le risque d’instabilité politique. Ainsi, il a permis qu’un climat de confiance s’installe, comme en témoignent la baisse spectaculaire des spreads et des taux d’intérêt et la remontée de la livre depuis novembre. Certes, le sentiment de stabilité qu’il apporte est fragile ; le parti AK reste sous étroite surveillance sur la question sensible de la laïcité. En outre, le climat international – possible intervention en Irak – est tendu. La situation financière turque demeure très vulnérable à toute crise de défiance des marchés financiers. L’aide du FMI permettra vraisemblablement d’éviter une nouvelle crise financière en 2003.
Les entreprises turques se remettent progressivement de la crise, comme en témoigne l’amélioration de leur comportement de paiements. Les paiements restent cependant fragiles, car entravés par un accès difficile aux devises. On attend aussi beaucoup le nouveau gouvernement sur les questions structurelles. Les réformes (privatisation, rationalisation du secteur public, assainissement du secteur bancaire) sont essentielles au maintien du climat de confiance. La perspective, fin 2004, d’une décision ferme sur l’ouverture des négociations avec l’Union européenne peut jouer un rôle essentiel dans l’incitation à poursuivre la modernisation de l’économie.

Ä Slovaquie : reclassement de B (sous surveillance positive) en A4

La croissance, tirée par la hausse des dépenses publiques et la consommation des ménages, reste soutenue. Elle devrait être de l’ordre de 4% cette année et en 2003. A plus long terme, l’investissement et les exportations devront prendre le relais d’une consommation publique qui ne peut continuer à croître au rythme actuel, compte tenu du niveau élevé du déficit budgétaire. Ce dernier va de pair avec un important déficit courant, résultant notamment de la croissance rapide des importations de biens d’équipement liée à l’investissement direct étranger et aux restructurations.
Par ailleurs, au plan politique, la reconduction d’une coalition favorable aux réformes a raffermi la confiance des investisseurs. La Slovaquie, qui fait partie de la vague d’élargissement de l’Union européenne prévue en mai 2004, est l’un des premiers pays candidats à avoir provisoirement clôturé l’ensemble des chapitres de l’acquis communautaire.
Dans ce contexte favorable, le comportement de paiement des entreprises s’est significativement amélioré.

Ä Croatie : reclassement de B en A4

L’amélioration du comportement de paiement des entreprises s’est confirmée. Le dynamisme de la demande intérieure, lié notamment à l’augmentation du crédit à la consommation et à celle du tourisme, soutient l’activité dans un contexte d’inflation maîtrisée. Le taux de croissance devrait se maintenir en 2003 autour de 4% et ce, pour la quatrième année consécutive.
A plus long terme, la poursuite de la croissance reste conditionnée par l’accélération des réformes, en particulier celles visant à résorber le déficit public, qui demeure le principal point noir de l’économie. Cependant, le gouvernement continue à bénéficier d’un accès favorable au marché des capitaux, ce qui lui permet de couvrir son besoin de financement sans difficulté majeure.
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19 décembre 2002

Ä Roumanie : reclassement de C en B

Le pays enregistre de bonnes performances en termes de croissance. En dépit du ralentissement économique dans l’Union européenne, la conjoncture demeure favorable comme en témoigne la croissance soutenue de la production industrielle, qui progresse de plus de 5% sur les neuf premiers mois de cette année.
Ce bon résultat est attribuable à la fois à une politique monétaire prudente, à la bonne tenue des exportations, à la hausse de la productivité et au ralentissement de l’inflation.
Les autorités devraient poursuivre leur programme de réformes dans la perspective d’une adhésion à l’Union européenne en 2007. Le pays doit en particulier progresser dans la restructuration de son secteur public, notamment énergétique, qui accuse de lourdes pertes.

Ä Gabon : déclassement de B en C

Le déclassement du Gabon de B en C est justifié par l’impact croissant de la diminution de la production pétrolière sur les finances publiques et donc sur le comportement de paiement des entreprises.
En 2003, les recettes pétrolières (13,4%du PIB) seront en effet inférieures aux recettes non-pétrolières (16,9% du PIB), sans que cela résulte d’une plus grande diversification de l’économie ni d’une meilleure perception des recettes. Dans ce contexte, la signature d’un accord avec le FMI ouvrant la voie à un nouveau rééchelonnement de la dette extérieure en Club de Paris (Le Gabon n’est pas éligible à l’initiative PPTE) est encore incertaine. On observe dès à présent une nouvelle accumulation d’impayés se répercutant en chaîne dans l’économie. Les secteurs forestier et du BTP sont particulièrement vulnérables.

Ä Côte d’Ivoire : déclassement de C en D

La reprise des troubles dans le Nord du pays depuis la fin septembre se traduit par la partition de fait du pays et la paralysie de son axe Nord/Sud. Plus récemment, la survenance d’un nouveau front dans l’Ouest (zone cacaoyère) animé par des partisans de feu le général Gueï, assassiné dans des conditions obscures au début des troubles, accentue les incertitudes.
Les négociations menées à Lomé sous l’impulsion de la CEDEAO restent à ce jour au point mort et la position maximaliste des rebelles (démission du Président Gbagbo, nouvelles élections générales) ne facilite pas de percée.
Cette situation, et surtout la permanence d’un climat général d’insécurité met en péril l’ensemble de la filière du cacao, première source de devises du pays. Dès lors, la croissance initialement attendue en 2002 (3%) a laissé place à une récession (estimée à -1%).
Outre les incertitudes sur le cacao, les programmes d’investissement publics qui tiraient la croissance ont en effet été interrompus, et le programme en cours avec le FMI visant à une annulation de dette devra être renégocié.
La dégradation générale de la situation du pays affecte la solvabilité des entreprises et conduit à une sélection très rigoureuse des risques.
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19 décembre 2002

Ä Venezuela : déclassement de C en D

L’absence de progrès sociaux, le dirigisme et les options politiques et économiques des autorités ont exacerbé les tensions au sein de la population et notamment des milieux d’affaires. Le coup d’Etat manqué du patronat en avril 2002, stigmatise les divisions politiques de l’opposition comme de l’armée. Depuis plusieurs mois, le climat s’est à nouveau tendu, l’opposition réclamant la démission du Président Chavez et, à tout le moins, un referendum sans attendre l’échéance prévue par la constitution pour une consultation à mi-mandat, soit en août 2003. En prenant en otage l’économie du pays, huitième producteur mondial de pétrole, les grèves générales à répétition déclenchées par l’opposition, dont la plus sévère a débuté le 2 décembre, aggravent la situation de récession. Le climat actuel de polarisation politique est susceptible de provoquer une montée de la violence et un décret d’état d’urgence à moins qu’un compromis n’intervienne sur un référendum anticipé.
Dans ce contexte, le climat des affaires est fortement dégradé créant les conditions d’un accroissement des défauts de paiement et des faillites.

Contact presse : Christine Altuzarra
( 33 (0)1 49 02 16 29
[email protected]

Tous nos communiqués, publications et informations financières sur Coface sont disponibles sur Internet : http://www.coface.fr

Fort de plus de 50 ans d’expérience, Coface facilite les échanges entre les entreprises partout dans le monde. Pour cela, il offre à toutes les entreprises des solutions pour gérer, financer et protéger leurs transactions, en leur permettant d’externaliser, en tout ou partie, la gestion et les risques liés à leur relations commerciales clients/fournisseurs. Il met à la disposition de ses 83.000 clients ses deux métiers historiques (assurance-crédit domestique ou export, et les services de credit management comme l’information d’entreprise, la notation @rating -premier système mondial d’information, de notation du risque de crédit-, le recouvrement et la gestion de créances), et trois métiers complémentaires : l’assurance caution, le marketing B2B et le financement du poste clients. Coface est présent directement dans 56 pays, et dans 99 pays grâce aux deux réseaux internationaux qu’il a créés (CreditAlliance pour l’assurance-crédit et InfoAlliance pour l’information d’entreprise). Ces deux réseaux sont structurés autour d’une gamme de produits et de services (Solution @rating), ainsi que d’une gestion partagée des risques de crédit (Système Risque Commun). Coface est l’un des leaders mondiaux de l’assurance-crédit et des services de credit management. En France, il gère l’assurance-crédit à l’exportation pour le compte de l’Etat. Il est noté AA par Fitch et coté à la Bourse de Paris.

19 décembre 2002
Annexe

Méthodologie de la notation pays

Les notations @rating Coface sur 140 pays sont accessibles et mises à jour régulièrement sur le site cofacerating.fr, rubrique rating pays. Leur consultation est gratuite.

La note pays @rating attribuée par Coface mesure le niveau moyen de risque d’impayé présenté par les entreprises d’un pays. Elle indique dans quelle mesure un engagement financier d’une entreprise du pays concerné est influencé par les perspectives économiques, financières et politiques du pays. Cependant, les opérateurs du commerce international savent qu’il peut y avoir de bonnes entreprises dans de mauvais pays, et de mauvaises entreprises dans de bons pays ; et que le risque global est fonction tout à la fois des spécificités de l’entreprise, et de celles du pays dans lequel elle opère. La notation pays @rating complète donc tout naturellement la notation entreprise @rating, en permettant de mieux apprécier globalement le risque d’une opération.
Coface suit en permanence 140 pays au travers d’une série d’indicateurs permettant d’apprécier les facteurs politiques, le risque de pénurie de devises, la capacité de l’Etat à faire face à ses engagements vis-à-vis de l’étranger, le risque de dévaluation suite à des retraits brutaux de capitaux, le risque de crise systémique du secteur bancaire, le risque de conjoncture et le comportement de paiement des opérations payables à court term.
Une note synthétique est attribuée à chacun des 140 pays suivis sur la base de 7 familles de risques. De façon similaire aux agences de notation, les notes sont classées en 7 niveaux s’échelonnant de A1 à A4 pour les risques « investissement » et B,C,D pour les risques « spéculatif » .

Comment sont attribuées les notes pays ?
Ces notes s’appuient sur la double expertise développée par Coface :
ðexpertise macroéconomique en matière d’appréciation des risques pays au travers d’une batterie d’indicateurs macroéconomiques,
ðexpertise microéconomique à travers le suivi sur ses bases de données de 41 millions d’entreprises dans le monde entier, et 50 ans d’expérience sur les défauts de paiement sur les flux qu’elle garantit
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Des indicateurs regroupés en sept familles
Coface suit en permanence sur ces 140 pays une batterie d’indicateurs, dont chacun fait l’objet d’une note individuelle. Les indicateurs sont regroupés en 7 familles. Les trois premières familles permettent d’apprécier :
 les facteurs politiques susceptibles d’interrompre les paiements ou l’exécution des contrats en cours,
‚ le risque de pénurie de devises résultant d’une crise de balance des paiements pouvant déboucher sur une situation de non-transfert et/ou de rééchelonnement de la dette extérieure contractée par des débiteurs publics ou privés,
ƒ la capacité de l’Etat à faire face à ses engagements vis-à-vis de l’étranger.
Trois autres sous-ensembles d’indicateurs macro-économiques ont pour but d’estimer la probabilité de nouvelles manifestations du risque-pays à la lumière de l’expérience acquise à la suite des récentes crises de marché. Il s’agit :
„ du risque de dévaluation brutale suite à des retraits brutaux de capitaux,
… du risque de crise systémique du secteur bancaire apprécié en combinant une analyse du risque d’éclatement des bulles financières et l’évaluation de la solidité du secteur bancaire.
† du risque de conjoncture reflétant le risque de ralentissement de la croissance à court terme en dehors de toute crise financière extérieure qui résulterait de l’un des risques analysés précédemment.
Enfin, le dernier sous-ensemble mesure l’expérience enregistrée sur les garanties délivrées par Coface et ses partenaires assureurs crédit et permet d’apprécier :
‡ le comportement de paiement sur les opérations payables à court terme.

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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