EduBourseActualitésRhodia - Résultats du 1er trimestre 2003

Rhodia – Résultats du 1er trimestre 2003

Paris, le 29 avril 2003 – Rhodia publie aujourd’hui ses résultats pour le premier trimestre 2003. Dans un environnement économique et géopolitique difficile, le premier trimestre, qui semble constituer un point bas en terme de conjoncture, est conforme aux indications données le 7 avril 2003. Il est principalement marqué par les éléments suivants :
Un chiffre d’affaires en hausse à périmètre et taux de change comparables
L’appréciation de l’euro et la hausse des matières premières affectent les performances du Groupe
Un résultat opérationnel positif
Un résultat net négatif, impacté en outre par un effet fiscal défavorable

RESULTATS DU PREMIER TRIMESTRE 2003
Non audités En millions d’euros

T1 2002 T1 2002 Retraité* T1 2003 % par rapport à T1 2002 retraité
1 711 1 368
Chiffre d’affaires 1 428 +4,4%
197 140
Excédent Brut d’Exploitation 112 -20%
79 46
Résultat opérationnel 9 -80,4%
7 –
Résultat Net Part du Groupe** -52 –
-6 –
Résultat Net Part du Groupe*** -63 –

* Chiffres retraités des cessions réalisées en 2002 et à taux de change actuel.
** hors amortissement des écarts d’acquisition.
*** y compris amortissement des écarts d’acquisition.

Un trimestre fortement affecté par un environnement économique et géopolitique difficile

Comme Rhodia l’avait annoncé lors de ses résultats annuels le 5 février dernier et précisé le 7 avril 2003, l’activité du Groupe a été affectée au premier trimestre par le prix élevé des matières premières notamment pétrochimiques, par un ralentissement de la demande et par l’effet négatif lié à l’appréciation de l’euro.

Rhodia publie au premier trimestre 2003 un Chiffre d’Affaires de 1 428 millions d’euros, en baisse de 16,5% par rapport au premier trimestre 2002 historique, à 1 711 millions d’euros. A structure comparable (hors effet de périmètre et de conversion, qui ont respectivement pesé sur l’historique pour 168 et 175 millions d’euros, soit 9,8% et 10,2%), et malgré une conjoncture économique défavorable, le chiffre d’affaires augmente de 4,4% avec un effet volume de +3% et un effet prix de +1,4%. Toutes les divisions ont contribué à cette performance globale et seule la Division Pharmacie et Agrochimie connaît, comme prévu, un recul de son Chiffre d’Affaires de 5,9%.

Le niveau élevé des matières premières constitue ce trimestre une contrainte majeure et a fortement pesé sur le résultat opérationnel du Groupe avec un impact négatif estimé à 51 millions d’euros, par rapport au premier trimestre 2002.

La réduction des frais fixes menée avec succès par le Groupe est occultée par les provisions de restructuration (7 millions d’euros supplémentaires par rapport à T1 2002) destinées à améliorer sa compétitivité et par un surcoût de 7 millions d’euros dû aux difficultés de redémarrage d’une unité de production d’intermédiaires, difficultés désormais résolues.

L’ensemble de ces éléments ont pesé sur la performance du Groupe et obéré le Résultat Opérationnel qui s’inscrit à 9 millions d’euros contre 46 millions d’euros au premier trimestre 2002 à structure et taux de conversion comparables.

L’Excédent Brut d’Exploitation (Résultat Opérationnel avant charges pour dépréciations et amortissements) enregistre à structure et taux de conversion comparables un recul de 20%, à 112 millions d’euros par rapport à 140 millions d’euros au premier trimestre 2002. Sur les mêmes bases, la Marge Brute d’Exploitation passe de 10,2% au premier trimestre 2002 à 7,8% au premier trimestre 2003.

La Quote Part des Sociétés mises en Equivalence (QPSE) est restée stable entre le premier trimestre 2002 et 2003 et s’établit à -9 millions d’euros. Sur la même période, les Frais Financiers ont baissé de 29%, passant de 38 à 27 millions d’euros, sous l’effet conjugué de la réduction de la dette réalisée en 2002 et d’un coût de financement stable.

En conséquence, le Résultat Net après amortissement des écarts d’acquisition (10,8 millions d’euros) s’établit à –63 millions d’euros, du fait d’une estimation réduite des pertes fiscales récupérables de la période.

Résultats par Division *

T1 2002 Retraité En millions d’euros T1 2003

221
2
19
8,6% Pharmacie et Agrochimie
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation
208
-21
-3
-1,4%

542
48
76
14% Alimentaire & produits de consommation
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation

554
39
73
13,2%

303
17
38
12,5% Industrie & Services
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation
330
9
33
10%

326
9
33
10,1% Automobile, électronique et fibres
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation

363
13
39
10,7%

* Selon la nouvelle organisation et hors section “Autres”

Pharmacie et Agrochimie : un début d’année très difficile, comme prévu

La division Pharmacie et Agrochimie enregistre un ralentissement de son activité lié à l’impact des matières premières et à la baisse du dollar. En outre, l’activité pharmacie subit comme prévu les effets négatifs des reports d’homologation de la FDA (Food & Drug Administration). Le marché agrochimie est marqué quant à lui par une activité molle, compensée par la bonne marche des intermédiaires au Brésil. Les difficultés de démarrage d’une unité de production d’intermédiaires, opérée pour le compte d’un tiers, ont encore pesé sur les résultats du premier trimestre, mais sont aujourd’hui résolues.

Alimentaire & Produits de Consommation : bonne résistance

Tous les marchés de consommation sont caractérisés par une demande finale qui, en dehors de l’Asie, est faible. La division enregistre cependant une hausse de son chiffre d’affaires du fait notamment de la saturation des nouvelles capacités d’Acetow. L’ensemble des activités est impacté par des surcoûts de matières premières et d’énergie très importants, compensés ce trimestre par la croissance des volumes.

Industrie & Services : les silicones soumis à une concurrence exacerbée

Dans un contexte économique difficile, du fait de la hausse des matières premières et des effets devises, l’ensemble des entreprises de la division Industrie et Services, à l’exception de Silicones, résiste bien et enregistre une augmentation significative de son chiffre d’affaires. Les Silicones restent impactés par un marché difficile, marqué par une faiblesse persistante de la demande, une forte pression sur les prix, et un effet négatif des coûts des matières premières. Les peintures et matériaux de construction compensent les effets de conversion et la hausse des matières premières par une forte croissance et l’activité Silica Systems progresse, notamment sur le marché des pneumatiques.

Automobile, Electronique et Fibres : un résultat en progrès par rapport à 2002

Les plastiques techniques et les intermédiaires polyamides enregistrent de bonnes progressions de leurs ventes, fruit du succès des actions commerciales menées, ceci dans un environnement difficile de hausse des prix des matières premières et de marché atone. Electronique et Catalyse affiche une progression de son activité dépollution automobile et le marché électronique enregistre un début de reprise. L’activité fil textile reste par ailleurs fortement déprimée, alors que l’activité fil industriel reste stable.

Dette Nette

Outre l’impact de la réduction des résultats, la dette nette subit les effets saisonniers d’une hausse du besoin en fonds de roulement caractéristique du début de l’année, et s’élève à 2 300 millions d’euros par rapport à 2 133 millions d’euros à fin décembre 2002. Les investissements corporels (66 millions d’euros) sont en ligne avec les objectifs de stricte limitation que le Groupe s’est fixés pour 2003.

Perspectives

Dans un climat économique et géopolitique toujours incertain, les prévisions pour le deuxième trimestre laissent envisager une amélioration par rapport au premier trimestre, malgré la persistance d’un niveau élevé des matières premières pétrochimiques.

Rhodia semble aujourd’hui à un point d’inflexion de ses marges. Le redressement de nos prix de vente engagé en fin de période, couplé à un début de baisse progressive des coûts des matières premières consécutives à celle du pétrole depuis la fin du mois de mars devraient permettre au Groupe d’améliorer légèrement ses marges dès le deuxième trimestre, puis de manière plus sensible sur le reste de l’année.

Rhodia maintient par ailleurs son objectif à fin 2003, de ratio dette nette sur EBE inférieur à 2,5, grâce notamment à la poursuite des efforts de restructuration, au lancement d’une soixantaine de nouveaux produits cette année, à sa capacité à générer du cash, et à la poursuite de son programme de désinvestissement.

Cette présentation comporte des éléments non factuels, notamment et de façon non exclusive certaines affirmations concernant des résultats à venir et d’autres événements futurs. Ces affirmations sont fondées sur la vision actuelle et les hypothèses de la Direction de la société. Elles incorporent des risques et des incertitudes inconnues qui pourraient se traduire par des différences significatives au titre des résultats, de la rentabilité et des événements prévus.

Vous pourrez consulter ce communiqué de presse, ainsi qu’une présentation détaillée des résultats du premier trimestre 2003, sur le site Internet de Rhodia dès 8h30 : www.rhodia.com

Groupe mondial de chimie de spécialités, acteur engagé dans le développement durable, Rhodia développe une large gamme d’innovations pour les marchés de l’alimentaire, l’industrie, la pharmacie, l’agrochimie, l’automobile, l’électronique, les fibres et les produits de consommation, en apportant à ses clients des solutions sur-mesure fondées sur le croisement de ses technologies et de ses marchés. Rhodia a réalisé un chiffre d’affaires de 6,6 milliards d’euros en 2002 et emploie environ 24 500 personnes dans le monde. Le Groupe est coté à la Bourse de Paris et de New York.

Contacts
Relations Presse
Lucia Dumas ( 01 55 38 45 48 )
Jean-Christophe Huertas ( 01 55 38 42 51 )

Relations Investisseurs
Marie-Christine Aulagnon ( 01 55 38 43 01)
Fabrizio Olivares ( 01 55 38 41 26 )

COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ*

1er trimestre
2002 2003
(M€)

Chiffre d’Affaires 1 711 1 428

Excédent brut d’exploitation 197 112

Résultat opérationnel 79 9

Quote-part des sociétés mises en équivalence -8 -9

Frais financiers -38 -27

Autres revenus et charges -16 -8

Impôts -8 -16

Amortissement des écarts d’acquisition -13 -11

Intérêts minoritaires -2 -1

Résultat Net Part du Groupe -6 -63

* Comptes non audités

RESULTATS PAR DIVISION*

T1 2002 T1 2002 Retraité (M€) T1 2003

1 711
79
197
11,5%
1 368
46
140
10,2% Rhodia consolidé
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation
1 428
9
112
7,8%

311
8
31
10%
221
2
19
8,6% Pharmacie et Agrochimie Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation
208
-21
-3
-1,4%

611
54
87
14,2%

542
48
76
14% Alimentaire & produits de consommation
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation

554
39
73
13,2%

382
25
51
13,4%
303
17
38
12,5% Industrie & Services Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation
330
9
33
10%

361
11
38
10,5%

326
9
33
10,1% Automobile, électronique et fibres
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation

363
13
39
10,7%

46
-19
-10
-21,7%
-24
-30
-26
108,3%
Autres
Chiffre d’affaires
Résultat Opérationnel
EBE
Marge Brute d’Exploitation
-27
-31
-30
111,1%

* Comptes non audités

BILAN CONSOLIDE 31/03/2003 (M€)

Actif Immobilisé 5 093 Fonds Propres 1 724
Fonds de roulement 572 Prévisions Long terme + Court terme 1 641
Dette nette 2 300

Total Actif 5 665 Total Passif 5 665

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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