EduBourseActualitésAltadis affiche un EBE en hausse de +5,8% au premier semestre 2004

Altadis affiche un EBE en hausse de +5,8% au premier semestre 2004

Le Conseil d’Administration d’Altadis s’est réuni le vendredi 27 août pour examiner les résultats du premier semestre 2004.

Le semestre a été marqué par deux événements notables, déjà perceptibles au premier trimestre :

– En France, la forte réaction à la baisse du marché officiel (–24,9 % pour les cigarettes en volume) face à l’augmentation des taxes et des prix de vente publics en France fin 2003 et début janvier 2004 ;
– la contribution aux résultats de la Régie des Tabacs du Maroc (RTM), consolidée depuis le 1er juillet 2003.

Trois autres faits marquants, postérieurs au premier semestre 2004, sont appelés à jouer un rôle important dans l’avenir d’Altadis :

– la progression significative du plan de restructuration du Groupe en juillet et en août ;
– la signature par Altadis le 30 juillet 2004, par le biais de sa filiale Logista, d’un accord en vue de racheter 96 % d’Etinera, leader de la distribution du tabac en Italie, pour un montant de 566 millions d’euros, sur la base d’une trésorerie nette de 373 millions d’euros au 30 septembre 2003 ; le Groupe s’assure ainsi une position de premier plan sur un marché clé, tout en renforçant son leadership dans la distribution en Europe du Sud ;
– la signature par Altadis le 9 août 2004 d’un accord en vue d’acquérir de 80,75 % à 100 % du capital du fabricant de tabac russe Balkan Star pour un montant respectif de 147 millions ou de 182 millions d’euros avant prise en compte de la trésorerie nette de la société ; le rachat du premier cigarettier indépendant de Russie permettra à Altadis d’accéder au 4ème marché mondial des cigarettes et de disposer d’un tremplin de développement en Europe centrale et de l’Est.
Ces deux acquisitions contribueront à augmenter le chiffre d’affaires économique d’Altadis d’environ 8 %.

Le semestre écoulé illustre parfaitement la stratégie déployée de longue date par le Groupe qui conjugue croissance organique, maîtrise des coûts, répartition des risques et solide politique d’acquisitions dans ses trois branches d’activité.

RESULTATS FINANCIERS DU PREMIER SEMESTRE 2004

Au premier semestre 2004, le chiffre d’affaires économique d’Altadis a progressé de 6,4 % à 1 695 millions d’euros.
Au deuxième trimestre 2004, le chiffre d’affaires économique du Groupe a progressé de 6,2 %.

Le dollar, qui a connu une baisse moyenne de –9,9 % au cours du semestre, a eu un impact négatif de –38 millions d’euros sur le chiffre d’affaires économique total du semestre. Les acquisitions ont eu un impact positif de 135 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires économique de la branche Cigarettes ressort à 920 millions d’euros contre 879 millions d’euros en 2003, soit une hausse de 4,6 %. Les ventes de cigarettes blondes à l’international (34 millions d’euros) et la consolidation de la RTM (+82 millions d’euros) ont plus que compensé l’évolution négative du marché français (–60 millions d’euros).

Le chiffre d’affaires économique de la branche Cigares a gagné 11,2 % pour s’établir à 396 millions d’euros, contre 356 millions d’euros en 2003. La très bonne progression des ventes et l’entrée dans le périmètre de JR Cigar (consolidé depuis octobre 2003) ont compensé l’impact négatif lié à la faiblesse du dollar.

La branche Distribution a vu son chiffre d’affaires économique augmenter de 4,2 %, à 411 millions d’euros, contre 394 millions d’euros en 2003. Une progression bien supérieure à celle du premier trimestre, grâce notamment à l’impact positif des acquisitions (+29 millions d’euros).

Le poste « Autres et ajustements », qui ressort à –32 millions d’euros contre –37 millions d’euros en 2003, intègre la suppression des ventes intragroupe. Ce chiffre est en baisse par rapport au premier trimestre (–42 millions au 31 mars 2004) car le niveau des stocks, alors temporairement supérieur à la moyenne, diminue progressivement.

Avec un excédent brut d’exploitation (EBE) de 518 millions d’euros sur le semestre (+5,8 %), Altadis affiche une marge d’EBE de 30,5 %, en ligne avec la marge dégagée au premier semestre 2003.
Les résultats du deuxième trimestre 2004 ont été supérieurs à ceux du premier trimestre, avec une croissance de l’EBE de 7,2 % et une marge d’EBE de 31,8 %.

Le dollar a eu un impact négatif de –11 millions d’euros sur l’EBE, tandis que les acquisitions ont eu un impact positif de +66 millions d’euros.

L’EBE de la branche Cigarettes a progressé de 4,4 % à 325 millions d’euros.

L’EBE de la branche Cigares a fait un bond de 14,8 % à 95 millions d’euros, grâce à une croissance remarquable de 24,6 % au deuxième trimestre.

L’EBE de la branche Distribution s’établit à 120 millions d’euros, contre 113 millions d’euros en 2003.

Le poste « Autres et ajustements » (–22 millions d’euros) intègre la suppression des opérations intragroupe, comme pour le chiffre d’affaires économique.

Le résultat financier ressort à –41 millions d’euros (contre –23 millions d’euros en 2003) et reflète l’augmentation de l’endettement net, passé de 1 milliard d’euros au 30 juin 2003 à 1,7 milliard d’euros au 30 juin 2004. Cette augmentation est directement liée à l’acquisition de la RTM, dont une grande partie a toutefois été financée par le fort flux de trésorerie disponible (free cash flow) que continue à générer le Groupe.

L’amortissement des écarts d’acquisition est passé de –46 millions d’euros au premier semestre 2003 à –81 millions d’euros au premier semestre 2004. Cette évolution s’explique essentiellement par les écarts générés par les acquisitions, en particulier celle de la RTM, et par un amortissement supplémentaire exceptionnel
(–12 millions d’euros) au titre d’acquisitions précédentes.

La contribution des sociétés mises en équivalence a fortement progressé par rapport à l’année dernière, pour atteindre 13 millions d’euros. Au premier semestre 2003, grevée par la charge exceptionnelle passée par l’une des sociétés, elle s’établissait à 0,3 million d’euros. À –5 millions d’euros (contre –4 millions d’euros en 2003), le résultat exceptionnel ne reflète pas encore la récente cession de l’usine de Malaga en Espagne, qui devrait être finalisée au troisième trimestre 2004.

L’impôt sur les sociétés s’élève à –100 millions d’euros, contre –106 millions d’euros en 2003. Le taux effectif d’imposition, calculé sur le résultat avant amortissement des écarts d’acquisition et contribution des sociétés mises en équivalence, ressort à 26,3 %, niveau satisfaisant dû à une modification de la contribution des sociétés du Groupe. Les intérêts minoritaires, qui concernent désormais essentiellement Logista et la RTM, s’établissent à –23 millions d’euros contre –18 millions d’euros en 2003, du fait de l’amélioration des performances des deux sociétés.

Le résultat net pour le premier semestre 2004 ressort à 190 millions d’euros, en baisse de 13,7 % par rapport au premier semestre 2003, essentiellement dû à une augmentation de l’amortissement des écarts d’acquisition. Le résultat net avant amortissement des écarts d’acquisition s’élève à 271 millions d’euros, en hausse de 1,7 % par rapport au premier semestre de l’exercice précédent. Le bénéfice net par action recule de 11,7 %, tandis que le bénéfice net par action avant amortissement des écarts d’acquisition progresse de 4,0 %.

L’Assemblée Générale du 15 juin a approuvé l’annulation de 7,3 millions d’actions détenues en autocontrôle.

Un dividende total de 80 centimes d’euros par action, en hausse de 14,3 % par rapport à celui versé en 2003, a été distribué au premier semestre 2004 en deux versements : un acompte de 35 centimes d’euros le 23 mars 2004, suivi du solde (45 centimes d’euro) le 22 juin 2004.

L’amélioration du besoin en fonds de roulement déjà perceptible au premier trimestre, s’est poursuivie (417 millions d’euros). Le bilan fait également ressortir une réduction de l’endettement net, passé de 2 milliards d’euros au 31 décembre 2003 à 1,7 milliard d’euros au 30 juin 2004, et reflète, bien sûr, le versement du dividende (228 millions d’euros) et le rachat par le Groupe de ses propres actions (128 millions d’euros). La génération de free cash flow opérationnel sur le semestre a été exceptionnellement forte, à 749 millions d’euros.

Les acquisitions auront un impact limité sur l’endettement global, qui atteindra 2 milliards d’euros environ à la fin 2004, permettant à Altadis de conserver un bilan très solide et de poursuivre sa politique de distribution de dividendes.

RAPPORT D’ACTIVITE

Restructurations

Suite à la réunion du Comité Central d’Entreprise du 4 août 2004, le plan de restructuration du Groupe va pouvoir être mis en oeuvre en France, tandis qu’en Espagne, les négociations avec les syndicats se sont accélérées en juillet. Le projet prévoit la fermeture de neuf sites en France et en Espagne et concerne les trois branches d’activité du Groupe. Il sera mis en œuvre courant 2004 et principalement en 2005. Les coûts de restructuration, soit 243 millions d’euros, ont déjà été provisionnés dans les comptes. Les économies, estimées à 70 millions d’euros par an, devraient être réalisées à partir de 2004, puis monter en puissance en 2005 et 2006.

Au Maroc, dans le cadre du plan de départs volontaires lancé en janvier, plus de 800 personnes sur un total de 2 300 salariés vont quitter l’entreprise, avec à la clé des gains de productivité considérables pour la RTM. Les économies récurrentes ainsi générées atteindront plus de 10 millions d’euros par an.

Cigarettes : solide résistance malgré la conjoncture française

Le chiffre d’affaires économique de la branche Cigarettes s’établit à 920 millions d’euros, en hausse de 4,6 %. Ce résultat s’explique par les ventes de cigarettes de la RTM, qui ont contribué à hauteur de 82 millions d’euros, et par les bonnes performances obtenues sur de nombreux marchés qui sont venues partiellement compenser les faibles résultats enregistrés en France. Les chiffres tant, au premier qu’au deuxième trimestre, ont été fortement marqués par les fluctuations du niveau des stocks dans la branche Distribution (en augmentation au premier trimestre, en baisse au deuxième trimestre), de sorte que les résultats du semestre sont plus représentatifs de la tendance sous-jacente.

Les ventes de cigarettes blondes, qui représentent 69 % du chiffre d’affaires de la branche, ont progressé de 12,8 % pour atteindre 631 millions d’euros. Elles ont bénéficié de l’entrée de la RTM dans le périmètre de consolidation (+56 millions d’euros), de nouveaux gains de part de marché en Allemagne (sur un marché toutefois en recul de 13,5 %) et dans d’autres pays européens, ainsi que des excellentes performances réalisées au Moyen-Orient.

En valeur, les ventes de cigarettes brunes ont globalement reculé de 19,3 %, l’entrée de la RTM dans le périmètre (+12 millions d’euros) et la hausse des prix de vente n’ayant pas permis de compenser totalement le déclin des ventes en volume en France (–30,3 %) et en Espagne (–12,4 %). Au total, les ventes ont chuté de 19,3%.

En Espagne, les ventes de cigarettes blondes du Groupe ont été portées à 220 millions d’euros, soit un gain de 3,5 %. Le marché total en Espagne a progressé de 0,2 % en volume et le segment blond de 3,1 % grâce, en partie, aux achats des touristes. La part de marché d’Altadis atteint 27,5 % sur ce segment, chiffre relativement stable au regard de la consommation de tabac en Espagne, mais inférieur de 1,2 point à celui du premier semestre 2003 si l’on considère les ventes totales sur ce marché.

En France, le marché des cigarettes blondes a reculé de 24,1 % en volume, les augmentations successives des prix de vente publics depuis octobre 2003 (+30 % au total) ayant fortement affecté le comportement d’achat des fumeurs, comme en témoignaient déjà les résultats du premier trimestre. La part de marché a toutefois progressé de 0,2 point à 18,8 %, ce qui a permis de limiter à 19,1 % le déclin des ventes du Groupe sur ce segment, à 110 millions d’euros.

En Allemagne, où les prix ont gagné 40 centimes d’euro par paquet le 1er mars 2004, le marché total des cigarettes a reculé de 13,5 %. Grâce à la progression de la part de marché, les ventes d’Altadis sont demeurées quasiment stables à 72 millions d’euros. En Pologne, la situation reste très difficile, marquée par un recul de l’ensemble du marché et par une concurrence exacerbée sur les prix. En Italie, les ventes d’Altadis affichent une hausse de 18,8 % en volume, et la part de marché atteint 2,5 %.

Dans les pays du Moyen-Orient, la hausse très rapide des ventes d’Altadis, déjà perceptible au premier trimestre, s’est poursuivie sur plusieurs marchés, notamment en Syrie et au Liban, où la part de marché du Groupe, estimée respectivement à plus de 15 % et 10 %, continue de progresser. En Afrique, les ventes se sont également accélérées, Fine obtenant une part de marché très élevée dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Congo, le Niger et le Tchad.

Au Maroc, où les ventes de Marquise ont atteint 51 millions d’euros, la marque a porté sa part de marché à 45 %, améliorant ainsi la structure des ventes sur ce marché. Comme prévu, Gauloises Blondes et Fortuna ont été respectivement lancées sur le marché marocain en avril et en juin, et les premiers résultats sont encourageants. Le 2 août 2004, les prix ont augmenté de 5,5 % en moyenne au Maroc.

En ce qui concerne les marques, Gauloises Blondes, la marque phare du Groupe, a augmenté ses ventes totales de 4,1 %, à 198 millions d’euros, malgré une conjoncture difficile en France. Les ventes internationales de la marque ont gagné 24% en volume et 20 % en valeur, à 155 millions d’euros. La marque, qui occupe le troisième rang tant en Allemagne qu’en Autriche, a continué à améliorer sa part de marché pour atteindre 5,4 % en Allemagne (avec 3,1 milliards de cigarettes vendues) et 8,2 % en Autriche. Les ventes et les parts de marché en Belgique, au Luxembourg, en Pologne et en République Tchèque ont également progressé. Gauloises Blondes contribue également aux bonnes performances du Groupe au Moyen-Orient, où ses ventes progressent à un rythme très soutenu. Au mois d’avril, Gauloises Blondes a été lancée sur le marché marocain, comme indiqué précédemment.

Fortuna, l’autre marque phare du Groupe, a porté sa part de marché à 2,0 % en Italie. Sur le marché français, où la marque gagne nettement du terrain depuis quelques années, sa part de marché s’est hissée à 2,1 %. En Espagne, qui reste le principal marché de la marque, les efforts se sont concentrés sur le maintien de la part de marché de Fortuna, qui s’établit à 21,1 %. Après avoir été lancée au Maroc, la marque est en passe d’être lancée dans d’autres pays.

Parmi les autres marques, qui ciblent des marchés plus régionaux ou locaux, Nobel est restée stable en Espagne avec une part de marché de 5,9 %, alors que News a vu sa part du marché blond en France progresser de 0,2 point pour atteindre 5,1 %. Gitanes Blondes est l’autre marque qui contribue à notre solide performance au Moyen-Orient. Smart, numéro 2 en Finlande, affiche une part de marché de 15 %.

L’EBE de la branche Cigarettes ressort en hausse de 4,4 % à 325 millions d’euros. La marge d’EBE est restée stable à 35,4 %.

Cigares : de solides performances et un effet dollar moins marqué

La branche Cigares a réalisé de très bonnes performances sur le marché américain, qui représente environ 60 % des ventes de cigares du Groupe.

Aux États-Unis, Altadis poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de leader. En réponse à la concurrence accrue dont font l’objet les cigares à cape homogénéisée aromatisés, l’entreprise a réorienté ses efforts vers l’optimisation des actions marketing sur ce segment et vers l’introduction de nouvelles initiatives sur deux autres segments : les cigares à cape naturelle et les premiums. Les ventes de cigares premium ont ainsi augmenté de 21 % en volume. Les ventes totales d’Altadis USA aux États-Unis ont progressé, en dollar, de 8,1 %, à 256 millions de dollars. Comme on pouvait s’y attendre, le taux de change du dollar a continué à peser sur ces chiffres lors de la consolidation, faisant ressortir des ventes en euros en recul de –2,7 %, à 209 millions d’euros.

Le périmètre de consolidation de la branche inclut également JR Cigar, premier distributeur de cigares premium aux États-Unis. Acquis en octobre dernier, il contribue à hauteur de 24 millions d’euros au chiffre d’affaires économique.

Les ventes de cigares Altadis en Europe, soit 20 % des ventes totales de cigares, ont gagné 13,8 % à 79 millions d’euros. En France, la croissance s’établit à 9,1 %, essentiellement tirée par une augmentation de 7,2 % en volume, suite à une progression des ventes totales de cigares dans l’Hexagone, une première sur ce marché. En Espagne, Dux, avec 32 millions d’unités vendues, apparaît désormais, un an après son lancement, comme une marque bien implantée et comme un vecteur de croissance. Farias et Vegafina ont été les deux autres marques les plus performantes. Les ventes ont progressé de 19,4 % en Espagne pour s’établir à 45 millions d’euros.

Les cigares cubains représentent 2 % du volume total de cigares et 14,1 % du chiffre d’affaires économique total. Les ventes contribuant à l’activité d’Altadis (50 % de l’ensemble) ont progressé de 22,3 % à 56 millions d’euros, dopées tant par les cigares roulés à la main (torcidos) que par les Mini cubains. Des résultats qui confirment une nouvelle fois la reprise du marché du cigare premium et la validité de notre stratégie.

Le chiffre d’affaires économique total de la branche Cigares a augmenté de 20 % à taux de change constants et de 11,2 % en euros, à 396 millions d’euros. La faiblesse du dollar a eu un impact négatif de –31 millions d’euros, tandis que les ventes de JR Cigar ont contribué à hauteur de +24 millions d’euros, comme signalé précédemment.

L’EBE de la branche Cigares a progressé de 26,9 % en dollars à taux de change constants et de 14,8 % en euros, à 95 millions d’euros. En complément de la croissance externe, tous les marchés ont contribué à la progression. La marge d’EBE, à 23,9 %, a gagné 0,7 point.

Distribution : redressement au deuxième trimestre malgré le recul des ventes en volume en France

Comme prévu, les résultats de la branche ont enregistré une amélioration notable au deuxième trimestre, d’où un chiffre d’affaires économique en hausse de 4,2 % sur le semestre, à 411 millions d’euros. Ce chiffre reflète la forte baisse des ventes en volume sur le marché français du tabac (–20,5 %), ainsi que la contribution positive de la RTM suite à son entrée dans le périmètre de consolidation (+26 millions d’euros). L’effet lié à une base de comparaison élevée constaté au premier trimestre a été éliminé. Un plan de réduction des coûts a par ailleurs été mis en place afin d’accroître au maximum la part des coûts variables.

Les activités de distribution généraliste (c’est-à-dire hors tabac) ont augmenté de 2,2 %, à 240 millions d’euros, et représentent 58 % du chiffre d’affaires économique total de la branche Distribution d’Altadis. L’activité a progressé sur tous les segments en Espagne et au Portugal. En France, les résultats n’ont pas été conformes aux attentes, notamment dans le secteur de la papeterie.

Le projet Pharma, lancé au premier trimestre avec l’achèvement de la construction d’un entrepôt spécialisé à Madrid et les premières expéditions, donne déjà des résultats prometteurs.

Au Maroc, le développement de la distribution généraliste a été initié avec la vente de cartes téléphoniques. L’activité de la RTM représente d’ores et déjà 6% de part marché de l’activité cartes téléphoniques de Maroc Telecom et touche plus de 10 000 points de vente, ce qui confirme le potentiel de diversification de l’activité distribution dans le pays. La gamme de produits hors tabac sera progressivement étendue.

L’EBE de la branche Distribution dans son ensemble s’élève à 120 millions d’euros, contre 113 millions d’euros en 2003, soit une progression de 6,3 %. La marge d’EBE, qui atteint 29,2 %, ressort en hausse de 0,6 point. L’impact fortement négatif du premier trimestre a été partiellement compensé au deuxième trimestre.
Perspectives

Au cours du semestre écoulé, la hausse des taxes et des prix en France a continué à peser lourdement sur l’activité, comme en témoignent les chiffres des branches Cigarettes et Distribution. Le deuxième trimestre a toutefois été marqué par une amélioration. La contribution de certains marchés, comme le Moyen-Orient et le Maroc pour les cigarettes, de même que les ventes de cigares cubains et les performances de la branche Cigares en termes d’EBE, ont été remarquables. Les activités de distribution généraliste en Espagne ont également été satisfaisantes. La génération de trésorerie (cash flow) s’est établie à un niveau très élevé.

Fort des résultats du premier semestre 2004, et malgré une conjoncture difficile sur certains marchés européens, le Groupe continue à tabler sur une croissance de l’EBE comprise entre 4 % et 6 %, et sur la génération d’un flux de trésorerie disponible (free cash flow) important en 2004.

Une conférence téléphonique aura lieu le 31 août à 11 h 00 (10 h 00, heure de Londres).

Pour participer à la conférence en direct, appelez les numéros suivants :
Français + 33 (0) 1 70 70 05 43
Anglais + 44 (0) 207 107 0611 (UK)
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Il sera également possible d’écouter et de réécouter la conférence pendant un mois à l’adresse suivante : http://gaia.unit.net/altadis/

Compte de résultat

(en mEUR) S1 2003 S1 2004 Variation 2003-2004 ***
Chiffre d’affaires économique 1 593,2 1 694,6 +6,4 %
EBE* 489,3 517,6 +5,8 %
EBITA 434,3 448,7 +3,3 %
Résultat d’exploitation (EBIT) 417,0 426,1 +2,2 %
Résultat financier (22,6) (41,3) -82,3 %
Amortissement des écarts d’acquisition (46,3) (80,8) -74,7 %
Résultat des sociétés mises en équivalence 0,3 13,3 n.s.
Résultat exceptionnel (4,5) (5,1) -14,6 %
Résultat avant impôts 343,9 312,2 -9,2 %
Impôt sur les sociétés (105,5) (99,7) +5,5 %
Intérêts minoritaires (18,3) (22,5) -22,6 %
Résultat net, part du Groupe 220,1 190,0 -13,7 %
BNPA (en centimes d’euros) 75 66 -11,7 %
Nombre moyen d’actions (en millions)** 292,4 285,9 Baisse de 2,2 %
Résultat net avant amortissement des écarts d’acquisition**** 266,4 270,8 +1,7 %
BNPA avant amortissement des écarts d’acquisition 91 95 +4,0 %

* EBE : résultat d’exploitation + amortissement des marques et autres actifs incorporels.
** Nombre moyen d’actions = moyenne du (nombre d’actions – autocontrôle).
*** Les évolutions favorables sont précédées du signe « + » et les évolutions défavorables
du signe « – ».
**** Résultat net avant amortissement des écarts d’acquisition : résultat net + amortissement des écarts d’acquisition.

Chiffre d’affaires économique trimestriel

Chiffre d’affaires économique(en mEUR) T1 2003 T2 2003 T3 2003 T4 2003 Exercice 2003 T1 2004 T2 2004
Cigarettes 406,5 472,9 415,2 426,1 1 720,7 468,4 451,3
Cigares 163,2 193,1 193,8 212,2 762,3 183,5 212,7
Distribution 192,7 201,5 199,7 201,3 795,2 190,0 220,7
Autres et ajustements* -11,1 -25,6 95,5 48,4 107,2 -41,6 9,6
Total 751,3 841,9 904,2 888,0 3 385,4 800,3 894,3

EBE trimestriel

EBE(en mEUR) T1 2003 T2 2003 T3 2003 T4 2003 Exercice 2003 T1 2004 T2 2004
Cigarettes 142,4 169,2 149,4 146,8 607,8 173,0 152,2
Cigares 36,6 46,0 52,0 42,6 177,2 37,5 57,3
Distribution 54,2 58,7 62,0 57,3 232,2 45,1 74,9
Autres et ajustements* -9,5 -8,3 54,0 24,6 60,8 -22,7 0,3
Total 223,7 265,6 317,4 271,3 1 078,0 232,9 284,7

* Y compris la RTM au T3 et T4 2003

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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