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Rexel – Résultats du premier semestre 2004

· Activité en forte accélération : + 5,3 % au T2 04 après + 1,3 % au T1 04 ; + 3,4 % au S1 04

· Rentabilité d’exploitation en forte amélioration : 4,1 % du CA au S1 04 vs 3,6 % au S1 03

· Amélioration de la capacité d’autofinancement et du BFR : réduction de la dette de 132 M€ par rapport au 30 juin 2003

· Résultat net en forte progression : + 64 %

Le Conseil d’administration de Rexel, réuni le 31 août 2004 sous la présidence de Jean-Charles Pauze, a arrêté les comptes sociaux et consolidés du groupe Rexel pour le premier semestre 2004.

Résultats consolidés en millions €
1er semestre 2004
1er semestre 2003
Variation en %

Chiffre d’affaires
3 308,1
3 332,2
+ 3,4 % (1)

Taux de marge brute
25,2 %
25,0 %

Résultat d’exploitation
134,3
119,4
+ 12,5 %

en % du chiffre d’affaires
4,1 %
3,6 %

Résultat net avant amortissement des survaleurs
59,6
43,3
+ 38 %

Résultat net part du groupe
44,4
27,0
+ 64 %

Résultat net par action
0,65 €
0,57 €
+ 14 %

Capacité d’autofinancement
90,2
69,9
+ 29 %

Bilan consolidé en millions €
1er semestre 2004
1er semestre 2003

Capitaux propres de l’ensemble consolidé
1 408
1 385

Dette financière nette (y.c. cessions de créances)
1 174
1 306

À l’occasion de la publication des résultats du 1er semestre 2004, Jean-Charles PAUZE déclare :

« Ces résultats marquent une nouvelle étape dans la réalisation de notre objectif moyen terme de 5 % de rentabilité d’exploitation. Le plan de réorganisation que nous avons engagé en 2002 et mis en œuvre à partir de 2003, associé à une forte reprise d’activité au premier semestre 2004, continue de porter ses fruits. La mobilisation de nos équipes sur la vente, la poursuite du développement de notre taux de marge brute et la maîtrise de nos coûts, renforcent notre leadership.
Au second semestre 2004, notre rentabilité d’exploitation devrait marquer une progression de l’ordre de 0,5 point par rapport à celle du second semestre 2003. »

FORTE ACCELERATION DE LA CROISSANCE D’ACTIVITE DANS TOUTES LES ZONES

Le chiffre d’affaires du premier semestre 2004 est en progression de 3,4 % par rapport au premier semestre 2003 à structure, taux de change et nombre de jours constants, dont + 7,5 % en Asie-Pacifique, + 4,8 % en Amérique et + 1,9 % en Europe. La croissance d’activité au second trimestre 2004 par rapport au second trimestre 2003 s’est inscrite en forte accélération, à + 5,3 % en données comparables et a été significative dans chaque zone : + 8,4 % en Asie-Pacifique, + 7,6 % en Amérique et + 3,5 % en Europe.

Après prise en compte d’effets de périmètre pour – 99,5 millions € (principalement cession de Gardiner) et d’effets de change pour – 77,8 millions €, le chiffre d’affaires publié du premier semestre 2004 est en baisse de 0,7 % par rapport au premier semestre 2003.

NOUVELLE PROGRESSION DU TAUX DE MARGE BRUTE

Le taux de marge brute a de nouveau progressé et s’établit à 25,2 % du chiffre d’affaires au premier semestre 2004 contre 25,0 % au premier semestre 2003. Cette progression reflète la poursuite du renforcement de l’efficacité commerciale de Rexel.

En Europe, sur base comparable, la marge brute a augmenté de 3,9 % entre le premier semestre 2003 et le premier semestre 2004. Avec une croissance des parts de marché de Rexel dans certains pays, l’augmentation du chiffre d’affaires a été réalisée avec un taux de marge brute stable à 27,2 % sur base comparable.

En Amérique, le taux de marge brute a progressé et s’établit à 21,8 % au premier semestre 2004 contre 21,3 % en comparable au premier semestre 2003. Cette progression est notamment due au renforcement du poids relatif des ventes sur stock qui représentent 68,6 % de l’activité du premier semestre 2004 contre 66,4 % sur la même période de 2003. La croissance de la marge brute s’est ainsi élevée à 8,3 % en données comparables.

En Asie-Pacifique, le taux de marge brute s’établit à 26,2 % au premier semestre 2004 contre 26,4 % sur la même période de 2003 en comparable. Cette diminution est imputable notamment à une augmentation du poids relatif des projets industriels dans le mix de ventes et à une campagne promotionnelle à destination des installateurs en Australie qui a permis l’augmentation de parts de marché locales. Sur base comparable, la marge brute a progressé de 7,6 % par rapport au premier semestre 2003.

POURSUITE DU DEVELOPPEMENT DE LA RENTABILITE D’EXPLOITATION

Le résultat d’exploitation est en amélioration de 12,5 % entre le premier semestre 2003 et le premier semestre 2004, et de 18,9 % en comparable. Il se situe à 4,1 % du chiffre d’affaires au premier semestre 2004 contre 3,6 % au premier semestre 2003. Les charges d’exploitation sont passées entre les deux périodes de 21,4 % à 21,1 % du chiffre d’affaires, notamment sous l’effet de la baisse des charges de personnel en pourcentage du chiffre d’affaires, qui se situent à 12,8 % au premier semestre 2004 contre 13,1% au premier semestre 2003.

Au 30 juin 2004, le groupe employait 21 000 personnes contre 21 311 au 31 décembre 2003 et 21 720 au 30 juin 2003 à périmètre comparable.

En Europe, la rentabilité d’exploitation s’établit à 4,5 % du chiffre d’affaires au premier semestre 2004. Le résultat d’exploitation est en progression de 27,9 % en comparable. Cette évolution traduit les mesures d’ajustement des coûts mises en place en 2002 et 2003, qui portaient notamment sur les réorganisations logistiques et la fermeture d’agences non rentables.

En Amérique, la rentabilité d’exploitation a été consolidée à 3,5 % du chiffre d’affaires au premier semestre 2004. Le résultat d’exploitation est en croissance de 6,5 % en comparable. Cette amélioration a été rendue possible grâce à un meilleur mix ventes sur stocks/direct, et ce malgré des coûts liés au test du nouveau système informatique et à une augmentation des rémunérations variables dans un contexte de forte croissance d’activité.

En Asie-Pacifique, la rentabilité d’exploitation se situe à 3,9 % au premier semestre 2004. Le résultat d’exploitation est en augmentation de 7,8 % en comparable. La consolidation de la rentabilité d’exploitation de cette zone a été rendue possible grâce à une bonne maîtrise des charges d’exploitation.

RESULTAT NET EN FORTE HAUSSE

Le résultat financier représente une charge nette de 28,8 millions € au premier semestre 2004 contre une charge nette de 41,7 millions € sur la même période de 2003, soit une baisse de 31 %. Cette amélioration est due à la réduction de l’endettement moyen entre les deux périodes, liée notamment à l’augmentation de capital de 407,5 millions € intervenue le 30 juin 2003 et à l’amélioration de la trésorerie d’exploitation générée par l’augmentation de la capacité d’autofinancement et la réduction du besoin en fonds de roulement.

Le résultat courant présente un bénéfice de 105,5 millions €, en augmentation de 36 % par rapport au premier semestre de 2003.

Le résultat exceptionnel s’est traduit par une charge nette de 19,4 millions € au premier semestre 2004 contre 13,7 millions € au premier semestre 2003. Il comprend principalement des coûts de restructuration nets et des dépréciations d’actifs informatiques pour un montant de 26,3 millions €, partiellement compensés par des plus-values de cession pour 7,2 millions €.

L’impôt sur les bénéfices représente une charge de 26,5 millions €, soit un taux effectif d’imposition de 30,8 % contre 32,3 % au 30 juin 2003.

Après amortissement des écarts d’acquisition pour 15,2 millions €, le résultat net part du groupe présente un bénéfice de 44,4 millions € au premier semestre 2004 contre 27,0 millions € au premier semestre 2003, soit une progression de 64 %.

AMELIORATION DU BFR ET REDUCTION DE LA DETTE FINANCIERE

La capacité d’autofinancement du premier semestre 2004 s’établit à 90,2 millions € contre 69,9 millions € au premier semestre 2003, soit une augmentation de 29 % liée notamment à l’amélioration du résultat d’exploitation.

Le besoin en fonds de roulement avant cessions de créances est en amélioration de 6,8 millions € au premier semestre 2004 malgré une augmentation de l’activité de 3,4 % à structure, taux de change et nombre de jours constants. Il représente 16,7 % du chiffre d’affaires contre 17,3 % un an auparavant.

Les investissements opérationnels bruts ont représenté une dépense de 22,1 millions € au premier semestre 2004 contre 21,9 millions € au premier semestre 2003.

Après cession d’immobilisations et variation des créances et dettes sur immobilisations, à hauteur de 3,9 millions € au premier semestre 2004 contre 35,3 millions € au premier semestre 2003, les investissements opérationnels nets représentent une dépense de 18,2 millions € contre une recette de 13,4 millions € sur la période comparable de 2003.

Le cash flow libre (*) du premier semestre 2004 est de 78,7 millions €. Il était de 48,0 millions € au premier semestre 2003 avant prise en compte des variations favorables et non récurrentes du besoin en fonds de roulement et d’importants désinvestissements. Il s’établissait au premier semestre 2003 à 153,9 millions € après prise en compte de ces deux éléments.

(*) Capacité d’autofinancement – variation du BFR avant cessions de créances – investissements nets

Les fonds propres s’établissent à 1 407,9 millions € au 30 juin 2004, en croissance de 24,4 millions € par rapport au 31 décembre 2003. Cette augmentation est principalement due au résultat de la période pour 44,4 millions € ainsi qu’à des écarts de conversion favorables pour 16,2 millions € partiellement compensés par le paiement d’un dividende de 36,6 millions €.

La dette financière nette y.c. cessions de créances, de 1 174,0 millions € au 30 juin 2004, est en baisse de 21,1 millions € par rapport à fin 2003, ceci malgré la réintégration dans la dette financière de 25,4 millions € du fait d’un changement de réglementation comptable en France, effectif au 1er juin 2004 (règlement CRC n° 2004-03).

Ce montant de 1 174,0 millions € se répartit entre 385,8 millions € de dette financière nette et 788,2 millions € de cessions de créances, contre respectivement 424,9 millions € et 770,2 millions € au 31 décembre 2003.

GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE ET MODIFICATIONS REGLEMENTAIRES

Afin de compléter les dispositions statutaires en matière de gouvernement d’entreprise et de prendre en compte certaines dispositions de l’ordonnance du 24 juin 2004 sur les valeurs mobilières, le Conseil d’administration a convoqué une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra le 19 octobre prochain.

ESTIMATION DES PRINCIPALES CONSEQUENCES DU PASSAGE AUX NORMES COMPTABLES IFRS

En application du règlement européen n°1606/2002 du 19 juillet 2002, Rexel établira ses états financiers consolidés conformément aux normes internationales (« IFRS ») et à la norme IFRS 1 « Première adoption des normes IFRS » à compter de l’exercice 2005 avec un comparatif au titre de 2004.

À ce stade, la société a estimé les principales divergences sur le bilan d’ouverture au 1er janvier 2004 entre les principes d’évaluation définis par les normes IFRS et les principes comptables français qu’elle applique.

Ces principales divergences auraient pour effet une réduction des capitaux propres liée au mode de comptabilisation des engagements de retraite et autres régimes sociaux pour 50 millions €, à divers retraitements – charges à répartir, contrats de location et instruments financiers dérivés – pour 60 millions €, et à des dépréciations de goodwill pour environ 150 millions €.

D’autre part, l’application de ces normes conduirait à une augmentation de la dette financière, principalement liée au traitement comptable d’éléments présentés en annexe des comptes consolidés dans le Document de Référence 2003 de Rexel, à savoir les programmes de cessions de créances pour 770 millions € et certains contrats de location qualifiés de location-financement pour 130 millions €.

Le passage aux IFRS aurait un effet positif sur le résultat net 2004 de Rexel, en particulier du fait de la suppression de l’amortissement des écarts d’acquisition.

L’ensemble de ces impacts ne remet en cause ni les objectifs de croissance externe, ni les objectifs de rentabilité d’exploitation de Rexel.

PERSPECTIVES 2004

La croissance du chiffre d’affaires de l’année 2004 devrait être supérieure à celle observée au premier semestre à structure, taux de change et nombre de jours constants. Dans ces conditions, l’amélioration de la rentabilité d’exploitation entre le deuxième semestre 2003 et le deuxième semestre 2004 serait de l’ordre de 0,5 point.

(1) à structure, taux de change et nombre de jours constants par rapport à la même période de 2003
(2) yc cessions de créances

Rexel, filiale de Pinault-Printemps-Redoute, est le leader mondial de la distribution de matériel électrique basse tension et courants faibles. Présent dans 29 pays à travers un réseau de 1700 agences, le groupe emploie 21 000 collaborateurs.

CONTACTS

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Analystes-investisseurs : Frédéric de CASTRO
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Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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