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Balance des paiements – juillet 2004 Résultats provisoires (selon les données établies par la Banque de France)

En données cvs, le compte de transactions courantes présente un déficit pour le troisième mois consécutif. En données brutes, le solde affiche également un léger déficit, comme en juillet 2003.

Le déficit des échanges de biens est contenu à 21 millions en données cvs. Les importations se tassent (-1,0 %) après cinq mois consécutifs de croissance, tandis que les exportations se stabilisent (- 0,3 %).

Après un fléchissement au mois de juin, les échanges de services hors voyages reprennent de la vigueur, avec une progression de 4,1 % des recettes et de 2,3 % des dépenses en données cvs.

En données brutes, l’excédent des voyages (1,5 milliard) reste élevé même s’il est en diminution par rapport à juillet 2003 (1,7 milliard) en raison d’une accélération marquée des dépenses des résidents à l’étranger.

Sous l’effet d’une hausse de 13,3 % des recettes, le solde des revenus se raffermit en données cvs, à 0,9 milliard contre 0,2 milliard en juin

En données brutes, les revenus d’investissements accusent un déficit de 1 milliard ce mois-ci, équivalent à celui de juillet 2003. En dépit de l’arrivée à échéance d’une importante souche de BTAN, le déficit des revenus d’investissements de portefeuille baisse de 0,2 milliard, à – 1,5 milliard, en raison d’une vive augmentation des recettes. En revanche, l’excédent des revenus d’investissements directs se contracte de 0,1 milliard, à 0,6 milliard, sous l’effet d’une hausse des versements de dividendes des entreprises résidentes à leur maison-mère étrangère.

En données brutes, les transferts courants nets à destination de l’étranger ont légèrement diminué par rapport à juillet 2003, à 2 milliards, suite notamment à une baisse des versements des administrations publiques résidentes.

Le compte financier a enregistré des sorties nettes de capitaux de 15,7 milliards en juillet 2004.

Le solde débiteur des investissements directs s’est élargi au mois de juillet, à – 3,5 milliards, contre – 1,8 milliards en juin. Les investissements français à l’étranger ont augmenté de plus de 50 % par rapport au mois précédent, essentiellement sous l’effet d’un accroissement des « autres opérations » (prêts et flux de trésorerie d’entreprises françaises en faveur de sociétés affiliées non résidentes). De leur côté, les investissements directs étrangers en France ont également augmenté, mais dans une moindre mesure et uniquement du fait d’une reprise des « autres opérations ».

Contrastant avec le mois précédent, les investissements de portefeuille ont fait apparaître des sorties nettes de capitaux à hauteur de 26,5 milliards en juillet. Les achats de titres étrangers par les résidents sont passés de 4,8 milliards à 32,8 milliards, sous l’effet d’une reprise des achats de valeurs obligataires (16,7 milliards, contre 0,5 milliards) et d’un retournement de leurs opérations sur titres du marché monétaire. En revanche, leurs acquisitions d’actions étrangères ont décliné, à 3,9 milliards, contre 18,7 milliards en juin. S’agissant des opérations sur titres français, on observe une réduction de plus de moitié des achats nets de non-résidents, à 6,3 milliards, qui tient en premier lieu à une baisse des achats d’actions, en second lieu à d’importants remboursements de valeurs obligataires ou titres assimilés.

Les autres investissements (dépôts-crédits) ont donné lieu à des entrées nettes de 16,7 milliards, dont 6,4 milliards correspondent aux engagements nets contractés par les Institutions Monétaires et Financières résidentes vis-à-vis de l’étranger.

Sur les sept premiers mois 2004, le compte de transactions courantes affiche un déficit de 3,2 milliards en données brutes, contre un excédent de 2,7 milliards lors de la période correspondante de 2003.

Par rapport aux sept premiers mois 2003, les échanges de biens se sont redressés, à l’exportation (+ 7,0 %) comme à l’importation (+ 6,2 %). L’excédent a progressé, à 1,9 milliard, contre 0,4 milliard.

Les échanges de services hors voyages, en revanche, ont vu leurs recettes baisser de 4,1 %, ce qui a entraîné une dégradation de 1,2 milliard du solde, à – 0,9 milliard. Le transport aérien, les services d’assurance, les services financiers, ainsi que l’ensemble des « autres services aux entreprises » ont vu leur solde se dégrader. En revanche, les soldes des « autres transports », des services de communication et des services audiovisuels se sont redressés. Il n’est pas impossible que le changement graduel des méthodes de collecte, avec la montée en charge de la nouvelle déclaration directe générale de la part des entreprises depuis le début de l’année, qui permet d’avoir des informations plus complètes et plus précises, explique une partie des évolutions observées.

Le solde des voyages a décliné de 0,8 milliard par comparaison avec les sept premiers mois 2003, à 6 milliards, la croissance des dépenses ayant été plus vigoureuse que celle des recettes.

Sur les sept premiers mois de l’année, les revenus affichent un déficit de 1,4 milliard à comparer avec un excédent de 2,7 milliard sur la période équivalente de l’année 2003. Toutes les composantes des revenus d’investissements ont vu leur solde se détériorer.

Les transferts courants nets à destination de l’étranger se sont accrus de 1,2 milliard, à 8,9 milliards, malgré une réduction des versements nets des administrations publiques à l’étranger.

2.2. Le compte financier affiche un solde débiteur de 18 milliards sur les sept premiers mois 2004.

Concernant les investissements directs français à l’étranger, une certaine stabilité des flux prévaut, avec une hausse de 4 % par rapport aux sept premiers mois 2003, à 31,4 milliards, alors que les investissements étrangers en France baissent de 21 %, à 17,7 milliards. Dans les deux cas toutefois, on note une remontée des opérations en capital, qui traduit à la fois une reprise des fusions et acquisitions transfrontières et une réduction des opérations de désinvestissement.

Les investissements de portefeuille ont donné lieu à des sorties nettes de capitaux de 63,5 milliards depuis le début de l’année. Ils présentaient un solde équilibré sur les sept premiers mois 2003. Les achats de titres étrangers par les résidents ont augmenté de plus de 40 % d’une période à l’autre, à 128,9 milliards, sous l’effet d’un accroissement des acquisitions sur tous les compartiments du marché. A l’inverse, les investissements de portefeuille des non-résidents ont diminué de 29 %, à 65,4 milliards. Les non-résidents ont notamment drastiquement réduit leurs achats d’obligations, augmentant en contrepartie, mais pour des montants inférieurs, leurs acquisitions de titres du marché monétaire.

Les autres investissements (dépôts-crédits) se sont soldés par des entrées nettes de 58,6 milliards au cours des sept premiers mois 2004. Dans un contexte d’intense activité transfrontière, illustré par l’octroi de crédits à hauteur de 65,1 milliards et une progression des engagements de 105,3 milliards, les Institutions Monétaires et Financières résidentes ont effectué des emprunts nets de 40,2 milliards, presque exclusivement en devises.

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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