EduBourseActualitésCap Gemini - Résultats 2004

Cap Gemini – Résultats 2004

§ retour à la croissance
§ 2,35 % de marge d’exploitation au second semestre
§ 402 M€ de trésorerie nette au 31 décembre 2004
§ une bonne dynamique au quatrième trimestre 2004

Les chiffres clés de l’exercice 2004

Réuni le 23 février 2005 à Paris sous la présidence de Serge Kampf, le Conseil d’Administration de Cap Gemini S.A. a examiné et approuvé les comptes audités définitifs du Groupe Capgemini pour l’exercice clos le 31 décembre 2004.

en millions d’euros 2003 S1 2004 S2 2004 2004

Chiffre d’affaires 5 754 2 970 3 321 6 291
Résultat d’exploitationen % du chiffre d’affaires 1552,7% (20)(0,7%) 782,35% 580,9%
Résultat net part du Groupe (197) (135) (224) (359)

Situation nette consolidée 3 351 3 268 3 002 3 002
Trésorerie nette 266 (4) 402 402

Prises de commandes (1) 11 502 5 906 4 544 10 450

Effectif (fin de période) 55 576 55 171 59 324 59 324

(1) à taux de change et périmètre 2004 pour les 2 exercices.

§ Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe en 2004 a été de 6 291 millions d’euros, soit une augmentation par rapport à celui de l’exercice 2003 de 2,7% à taux de change et périmètre constants et de 9,3% à taux de change et périmètre courants (les principaux changements étant le cours du dollar par rapport à l’euro et l’acquisition de la société Transiciel au 31 décembre 2003).
Après une stabilisation de l’activité en première partie d’année, le second semestre a été en nette amélioration, enregistrant une croissance séquentielle de 12,4% à taux de change et périmètre constants par rapport au premier semestre de l’année, et de 13,3% par rapport au deuxième semestre de l’année précédente.

§ Le résultat d’exploitation s’élève à 58 millions d’euros, soit 0,9% du chiffre d’affaires (contre 155 millions et 2,7% l’année précédente) : point bas de ces trois dernières années, le premier semestre s’était terminé sur une perte d’exploitation de 20 millions d’euros mais, reflétant les premiers effets des mesures de redressement mises en oeuvre depuis deux ans, le résultat d’exploitation du second semestre a été de 78 millions d’euros, soit une marge de 2,35%.

§ Enregistrant notamment la prise en compte d’une charge d’impôt exceptionnelle de 125 millions d’euros et des coûts de restructuration pour 220 millions d’euros (dont 127 millions d’euros liés à des réductions d’effectif et 93 à la poursuite de la rationalisation du parc immobilier), et d’une charge d’amortissement de survaleurs de 51 millions d’euros, le résultat net part du Groupe est négatif de 359 millions d’euros.

§ La trésorerie nette a significativement progressé à 402 millions d’euros, nettement supérieure à celle enregistrée fin 2003 (266 millions d’euros), mais il faut préciser qu’elle bénéficie du résultat de cessions d’actifs à hauteur de 98 millions d’euros.

L’activité du Groupe en 2004

2004 a été un exercice de transition pendant lequel le Groupe n’a pas bénéficié en année pleine de la stabilisation des prix et de l’amélioration des taux d’utilisation constatés à partir de septembre, ni des mesures sévères engagées pour optimiser la base de coûts. La zone Europe (à laquelle est rattachée la zone Asie Pacifique) a vu son résultat d’exploitation passer de 12 millions à 110 millions d’euros entre le premier et le second semestre et elle démarre l’année 2005 dans un contexte de maîtrise opérationnelle retrouvée. La situation de la zone Nord Americaine est beaucoup plus contrastée, avec une perte au second semestre identique à celle du premier semestre (32 millions d’euros), imputable pour l’essentiel à l’activité conseil et intégration de systèmes.

2004 représente en même temps un tournant significatif dans l’histoire récente du Groupe, en ce qu’il concrétise la stratégie de rééquilibrage de son portefeuille d’activité. Avec 33% de son chiffre d’affaires réalisé dans l’infogérance en 2004 (+ 21% par rapport à 2003), le Groupe a fortement accru la proportion de ses activités récurrentes. A fin 2004, le carnet de commandes est de plus de 14 milliards d’euros, en croissance de 40% sur l’année précédente, montant qui devrait alimenter à hauteur de 3 milliards d’euros le chiffre d’affaires de l’exercice 2005.
2004 a donc confirmé la rapide percée du Groupe sur le segment particulièrement dynamique de l’infogérance de transformation (contrats TXU aux Etats-Unis au printemps et Schneider en France en fin d’année, après le contrat Aspire en Grande-Bretagne fin 2003), mais également dans le domaine de l’externalisation des fonctions de support (Business Process Outsourcing). La capacité du Groupe à combiner sur un plan mondial des compétences en matière de conseil, de technologie ou de gestion des systèmes d’information se révèle un atout décisif dès lors que l’aspect « transformation » est au cœur des préoccupations du client.

Enfin, avec l’intégration de Transiciel, le Groupe a constitué un ensemble puissant dans l’assistance technique de proximité : fort de près de 14 000 personnes, celui-ci a enregistré en 2004 une croissance de 6,6% à taux et périmètre constants et contribue désormais pour 16% à l’activité du Groupe (contre 8% en 2003).

Perspectives

Dans un contexte de redémarrage progressif du marché, l’amélioration du taux d’utilisation dans les activités Technologie et Conseil et la poursuite des efforts d’optimisation de la base de coûts vont constituer les principaux leviers d’amélioration de la performance opérationnelle du Groupe : les résultats réalisés en Europe au second semestre 2004 et les conditions favorables enregistrées depuis le début de cette année conduisent à anticiper en 2005 une progression significative de la rentabilité dans cette zone.

Le redressement des opérations nord-américaines constitue LA priorité que s’est donnée le management du Groupe pour 2005, et un plan d’actions énergique a été lancé qui vise à atteindre dans cette zone l’équilibre opérationnel dès le second semestre de cette année.

Au total, le chiffre d’affaires devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 10% et la marge d’exploitation du Groupe en 2005 devrait marquer une amélioration par rapport à celle atteinte au second semestre 2004.

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Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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