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Déclaration de la Commission exécutive confédérale –

A deux reprises en moins de 7 mois, plus d’un million de travailleurs du privé et du public ont arrêté le travail et manifesté pour faire entendre leurs revendications.

Le succès du 4 octobre montre, si besoin était, que le mécontentement social est profond. Après le 21 avril 2002, le 10 mars 2005, le 16 mai 2005, le 29 mai 2005, et au lendemain du 4 octobre, les déclarations gouvernementales sont loin de répondre aux exigences sociales.

Annoncer l’ouverture de discussions dénote un changement de méthode, mais tant en terme de contenu concret que de calendrier, le gouvernement n’a pas pris la mesure des urgences sociales et républicaines.

Qu’il s’agisse de l’augmentation du pouvoir d’achat, de la prime de transport, de l’emploi, des services publics, de la Sécurité sociale et de la lutte contre la précarité, les revendications demeurent.

Force Ouvrière entend les réaffirmer avec détermination, en particulier lors des prochaines rencontres avec le gouvernement et dans le cadre des négociations avec le patronat.

Pour la commission exécutive les discussions avec le gouvernement ne sauraient attendre plusieurs semaines, elles doivent débuter très rapidement, il s’agit pour la commission exécutive d’une forme d’ultimatum.

La commission exécutive demande aux syndicats Force Ouvrière dans les entreprises, les administrations et services publics de confirmer les revendications, de les faire connaître en lien avec les unions départementales et les fédérations et de tout mettre en œuvre pour obtenir l’ouverture de négociations, en particulier pour l’augmentation du pouvoir d’achat.

La commission exécutive soutient tous les syndicats FO engagés dans des actions.

La commission exécutive demande parallèlement aux Unions départementales de déposer les revendications auprès des préfets et des chambres patronales.

Pour la commission exécutive de la CGT-FO, il s’agit, après le succès du 4 octobre, de ne pas diluer l’action dans des opérations «saute mouton» mais de renforcer la construction du rapport de force qui, si les pouvoirs publics et le patronat s’évertuent à ne pas répondre positivement et rapidement, ce qui constituerait un déni de démocratie – devra s’exprimer plus fortement, y compris par la grève.

Adoptée à l’unanimité

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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