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Crédit Lyonnais – Résultats au 31.03.2000

GROUPE CREDIT LYONNAIS
RESULTATS DU 1er TRIMESTRE 2000 :

Résultat brut d’exploitation : 601 millions d’euros (+ 64,6%)
Résultat net de 302 millions d’euros : 3 fois celui du 1er trimestre 1999

Le Conseil d’Administration du Crédit Lyonnais qui s’est réuni sous la présidence de Jean Peyrelevade le 18 mai 2000 a examiné les comptes du premier trimestre 2000.

En les commentant, le Président Jean Peyrelevade a indiqué que la très forte progression du résultat dégagé au premier trimestre, malgré l’incidence du coût EPFR, traduisait deux facteurs :

La dynamique favorable dans laquelle s’inscrivent tous les métiers ;

Un niveau très élevé des résultats des activités de marché qui ont bénéficié d’une conjoncture très favorable.

FORTE PROGRESSION du RESULTAT des METIERS

Le résultat net des métiers stratégiques du groupe s’élève à 330 millions d’euros, soit un doublement par rapport au premier trimestre 1999. Tous les métiers contribuent à sa progression :

La banque de réseau en France et la gestion d’actifs bénéficient d’une amplification du développement commercial amorcé en 1999 ;

La banque de grande clientèle internationale enregistre un résultat très élevé, grâce aux performances des activités de marché et à un coût du risque maîtrisé.

Banque de réseau en France : résultat net de 98 millions d’euros (+ 43,1%)

Le produit net bancaire (806 millions d’euros) est en hausse de 8% par rapport à la période correspondante de 1999, grâce à une forte progression de l’activité sur le segment des particuliers et professionnels :

L’encours global des avoirs de cette clientèle progresse de 13,2% sur un an, avec une croissance des dépôts à vue de 13,8% ; par ailleurs, grâce à une production exceptionnellement favorable au cours du premier trimestre liée notamment à l’effet transferts de PEP, les encours de placements en assurance vie ont progressé de 13,9% sur 12 mois ;

Les encours de crédits enregistrent une progression de + 5,4% , tirée par les crédits à la consommation (+ 8,6%) ;

Le développement des services proposés à la clientèle se poursuit de manière très satisfaisante :

doublement sur un an du nombre d’affiliés (700 000) au programme CL Avantages ;

progression de 15,3% sur un an des polices d’assurances IARD ;

par ailleurs, l’utilisation de la banque à distance est en fort développement comme en témoigne la proportion croissante (30% en mars contre 13% un an auparavant) des ordres de bourse transmis par ce canal.

La progression des frais de gestion est limitée à 0,5 %.

En conséquence, le résultat brut d’exploitation (180 millions d’euros) est en augmentation de 46,3% par rapport au premier trimestre 1999.

Les dotations aux provisions (28 millions d’euros) restent à un niveau très faible.

Le résultat net progresse de 43,1%, à 98 millions d’euros.

Gestion d’actifs : résultat net de 52 millions d’euros (+ 32,6%)

Les actifs gérés s’élèvent au 31 mars 2000 à 138,3 milliards d’euros, soit une hausse de 27,2% en un an. Par rapport au 31 décembre 1999, l’augmentation des encours est de 11,4 milliards d’euros (+ 9,0%), résultant pour plus de la moitié de nouvelles souscriptions.

En conséquence, le produit net bancaire (170 millions d’euros) enregistre une progression de 25% par rapport au 1er trimestre 1999.

L’évolution des frais de gestion (+ 21,5%) reflète la poursuite du renforcement du dispositif, conformément à la stratégie de développement définie pour ce métier.

Au total, le résultat net est en hausse de 32,6%.

Banque de Grande Clientèle Internationale : résultat net de 180 millions d’euros : x 3

La forte croissance du produit net bancaire (+ 31,3%) reflète principalement d’excellentes performances des activités sur actions : le CLS Asia a conforté sa position de leader en Asie ; les dérivés actions, bénéficiant d’une conjoncture boursière favorable sur l’ensemble des places, ont poursuivi le déploiement de leurs activités.

L’augmentation des frais de gestion (+ 24,4%) traduit principalement la progression des rémunérations variables des opérateurs de marchés et le renforcement des activités de courtage en Asie.

Il en résulte un accroissement de + 44,1% du résultat brut d’exploitation.

Les dotations aux provisions sont en forte baisse (- 72,5%) à 33 millions d’euros, bien que l’ensemble des provisions à caractère prudentiel (Asie, risques pays notamment) aient été maintenues à leur niveau de fin 1999.

Au total, le résultat net de cette activité s’élève à 180 millions d’euros, soit un triplement par rapport à celui du premier trimestre 1999.

Holding et autres : résultat net de – 28 millions d’euros au premier trimestre 2000

(- 68 millions d’euros au premier trimestre 1999)

Bien qu’intégrant le surcoût relatif au financement du prêt EPFR (67 millions d’euros) qui était précédemment à la charge de l’Etat, le résultat au premier trimestre 2000 des activités intégrées dans la fonction holding est en nette progression. Cette évolution favorable traduit principalement deux phénomènes : la progression des résultats des filiales de banque de réseau hors de France et le renforcement des fonds propres du groupe.

RESULTATS CONSOLIDES DU GROUPE

Les bonnes performances des différents métiers se reflètent dans les résultats consolidés du groupe.

Le produit net bancaire (1 804 millions d’euros) est en progression de 24,1% tiré par les commissions (+ 32,2%).

Les frais de gestion (1 203 millions d’euros) sont maîtrisés. Hors l’évolution des rémunérations liées aux performances (5,1 points) et l’incidence de l’effet change (1,7 point), la progression des frais de gestion est limitée à + 3,7% ; elle traduit le renforcement sélectif dans certains métiers (gestion d’actifs, courtage et corporate finance) ainsi que le haut niveau général du volume d’activité ;

Le résultat brut d’exploitation (601 millions d’euros) est, en conséquence, en hausse de 64,6% ;

Les dotations aux provisions (76 millions d’euros) sont en baisse de moitié par rapport au premier semestre 1999 (150 millions d’euros) ;

Le résultat courant atteint 527 millions d’euros (contre 218 millions d’euros au premier trimestre 1999).

Après prise en compte de la charge fiscale (97 millions d’euros), des amortissements des survaleurs (4 millions d’euros) et des éléments exceptionnels (94 millions d’euros) formés principalement par le surcoût du prêt à l’EPFR (67 millions d’euros), le résultat net part du groupe s’élève à 302 millions d’euros, contre 100 millions d’euros pour le premier trimestre 1999.

INTERNET

Le déploiement d’Internet et plus généralement des nouvelles technologies est rapide :

A fin avril, 130 000 clients particuliers et professionnels sont abonnés aux sites qui leur sont dédiés ; les ordres de bourse passés par ce canal et le minitel représentent désormais un tiers du total des ordres passés par la clientèle ;

Le partenariat avec Bloomberg couvre désormais comme prévu, les principales bourses européennes et asiatiques (Tokyo, Paris, Londres et Francfort) ;

Un premier développement est intervenu dans le domaine de la téléphonie mobile avec le lancement de l’offre Avertis.

PERSPECTIVES

Le Président a souligné que les résultats d’un seul trimestre, qui au surplus a bénéficié d’une conjoncture exceptionnellement favorable aux activités de marché, ne peuvent être extrapolés sur l’ensemble de l’exercice. Il a rappelé en outre que le premier semestre 1999 avait été médiocre et le second nettement meilleur ce qui rend probable que les progressions concernant l’ensemble de l’année 2000 seront nettement inférieures à celles du seul premier trimestre (ou semestre). Il a conclu que, sous ces réserves et sauf circonstances très défavorables, l’année s’annonce satisfaisante.

Enfin, le Conseil d’Administration a pris acte de la démission de M. Jérôme Monod à compter de la fin du mois de mai en raison d’engagements nouveaux qui l’amènent à quitter toutes ses fonctions d’administrateur.

CHIFFRES CLES

des RESULTATS au 31 mars 2000

A – RESULTATS CONSOLIDES

(en millions d’euros)
1er trimestre
2000
1er trimestre
1999
(pro
forma)
Variation

%
Rappel
exercice
1999
(pro
forma)

Produit net bancaire

Frais de gestion

1 804

(1 203)

1 454

(1 089)

+ 24,1%
(1)
+ 10,5%
(2)

6 280

(4 499)

RESULTAT BRUT D’EXPLOITATION
601
365
+ 64,6 %
1 781 (5)

Dotation nette aux provisions

Résultat des Sociétés mises en équivalence

(76)

2

(150)

3

– 49,2 %

N/S

(598)

12

RESULTAT COURANT
527
218
x 2,4
1 195

Coût EPFR

Autres éléments exceptionnels et
amortissements des survaleurs

Charge fiscale
(67) (3)

(31)

(97)

(40)

(76)

N/S

+ 27,6%

(304)

(194)

RESULTAT NET
332
102
x 3,2
697

Intérêts Minoritaires
30

28

116

RESULTAT NET, part du GROUPE

Hors activités cédées
302
74
x 4,1
581

Résultat net des activités cédées

26 (4)

N/S

(28)

RESULTAT NET part du GROUPE
302
100
x 3
553

BENEFICE NET par ACTION (en euro) (6)
0,92
0,36
x 2,6
1,69

A taux de change constant, la progression du produit net bancaire s’élève à 21,9%

La croissance des frais de gestion résulte à hauteur de : 1,7 point de l’effet change ; 5,1 points de la progression des rémunérations directement liées aux résultats

A compter de l’exercice 2000, le Crédit Lyonnais supporte le surcoût du prêt à EPFR, la neutralisation de celui-ci dans les comptes du Crédit Lyonnais prenant fin à fin 1999.

Essentiellement formé par le résultat de la BfG, cédée le 3 janvier 2000.

Dont 263 millions d’euros relatif à la consolidation par intégration globale des UAF précédemment consolidé par mise en équivalence.

Calculé sur la base du nombre d’actions en fin de période : 278 908 663 au 31 mars 1999, 326 588 887 au 31 décembre 1999 et au 31 mars 2000.

Les résultats du premier trimestre 2000 ont été établis conformément à la nouvelle méthodologie des comptes consolidés qui prévoit notamment l’intégration globale des sociétés d’assurance.
Ceux-ci ont fait l’objet de vérifications de sincérité par les commissaires aux comptes, au regard de leur cohérence, de leur vraisemblance et de leur pertinence, d’une nature comparable à celles effectuées lors des publications semestrielles.

B – EVOLUTION DES RESULTATS PAR METIER (hors activités cédées)

En millions d’euros
Banque de Réseau en France
Gestion d’Actifs
Banque de Grande Clientèle Internationale
Total Métiers
Holding et Autres (*)
Groupe

Produit Net Bancaire
806
170
771
1 747
57

1 804

% sur 1er trimestre 99
(+ 8,0%)
(+ 25,0%)
(+ 31,3%)
(+ 18,8%)

(+ 24,1%)

Frais de gestion
(626)
(79)
(475)
(1 180)
(23)

(1 203)

% sur 1er trimestre 99
(+ 0,5%)
(+ 21,5%)
(+ 24,4%)
(+ 10,2%)

(+ 10,5%)

Résultat brut d’exploitation
180
91
296
567
34
**
601

% sur 1er trimestre 99
(+ 46,3%)
(+ 28,3%)
(+ 44,1%)
(+ 41,8%)

(+ 64,6%)

Provisions
(28)

(33)
(61)
(15)

(76)

% sur 1er trimestre 99
(+ 58,3%)

(- 72,5%)
(- 55,6%)

Elements exceptionnels
(3)

(2)
(5)
(88)

(93)

Résultat net part du groupe
98
52
180
330
(28)
**
302

% sur 1er trimestre 99
(+ 43,1%)
(+ 32,6%)
(x 3)
(x 2)

(x 3)

(*) Cette rubrique prend également en compte l’effet des éliminations des facturations inter-métiers

(**) Au premier trimestre 1999, le résultat brut d’exploitation et le résultat net s’élevaient respectivement à – 34 millions d’euros et – 68 millions d’euros

La Banque de Réseau en France intègre l’ensemble des activités sur les segments de la clientèle des particuliers, des professionnels et des PME.

La Banque de Grande Clientèle Internationale intègre les activités de financement et de marchés pour les grandes entreprises en France et à l’international.

Les gestions d’actifs comprennent l’Asset Management, l’Assurance vie et le Private Banking à l’international.

Outre la fonction Holding, la rubrique ” Holding et autres ” comprend principalement l’activité de banque de réseau hors de France (Afrique principalement). Elle intègre également au premier trimestre 2000 le surcoût du prêt à EPFR (67 millions d’euros).

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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