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Eridania Béghin Say – Résultats 2000 et décision de mise en oeuvre de la scission

Paris, le 14 mars 2001 – Le conseil d’administration d’Eridania Béghin-Say, réuni le 13 mars 2001 sous la présidence de Stefano Meloni, a arrêté les comptes consolidés du groupe et les comptes sociaux de la société-mère pour l’exercice 2000

Les variations de périmètre de consolidation ont eu un effet net de +198,2 millions d’euros sur le chiffre d’affaires et de -23,7 millions d’euros sur le résultat d’exploitation.

Le chiffre d’affaires consolidé de l’exercice 2000 est en hausse de 8,8% par rapport à 1999. Hors effet de change et variations de périmètre de consolidation, le chiffre d’affaires est en hausse de 3,0% sous l’effet d’une demande plus soutenue. La hausse a été générale à l’exception du secteur “Sucre et Dérivés” qui connaît une légère baisse de son chiffre d’affaires (-1,8%) du fait de plus faibles volumes exportés à partir de l’Italie et de la Hongrie.

Le résultat d’exploitation consolidé de l’exercice 2000 s’est élevé à 392,6 millions d’euros, en hausse de 4,3% par rapport à 1999. Hors effet de change et variations de périmètre de consolidation, la hausse est de 11,9%. Les plus fortes contributions à cette croissance interne sont le fait des secteurs “Sucres et Dérivés” et “Huiles alimentaires Europe, herbes et épices”, suivis par le secteur “Transformation des oléagineux Amérique du Nord, protéines/lécithines”. Ces améliorations sont notamment liées à la hausse du cours mondial du sucre et au redressement des marges de trituration. Le secteur “Nutrition Animale” enregistre, quant à lui, une croissance interne négative et le secteur “Amidon et Dérivés” voit se confirmer la dégradation de son résultat déjà constatée sur les neufs premiers mois de l’année. Les performances propres à chaque secteur ont permis de compenser partiellement le poids de la hausse du coût de l’énergie.

La baisse du résultat net – part du groupe s’explique pour l’essentiel par l’augmentation des dotations aux amortissements des écarts d’acquisition (-156,5 millions d’euros contre -29,6 en 1999). En effet, la Direction du groupe s’était engagée à vérifier la valorisation des actifs long terme de Cerestar USA et, sur la base des projections faites lors de la clôture des comptes de l’année 2000, il apparaît que la valorisation comptable de ces actifs doit être revue. En conséquence, le groupe a décidé de constater dans les comptes de l’exercice 2000 une provision pour dépréciation correspondant à la valeur résiduelle au 31 décembre 2000 du goodwill de Cerestar USA, à savoir 114,4 millions d’euros.

Au 31 décembre 2000, le ratio dettes nettes/fonds propres s’est établi à 0,84 (contre 0,80 au 31 décembre 1999). Cette hausse est principalement due à l’effet des variations des taux de change.
COMPTES SOCIAUX 2000
Le bénéfice net d’Eridania Béghin-Say, société-mère du groupe, s’est élevé à 57,3 millions d’euros (contre 138,9 millions d’euros en 1999).

PERSPECTIVES 2001
Les activités du groupe connaissent en général des améliorations des conditions de marché dont la plupart sont liées à la reprise de la demande.

En ce qui concerne le secteur “Sucres et Dérivés”, l’année 2001 sera largement influencée par les prix de revient globalement satisfaisants de la campagne 2000/2001 qui fournira l’essentiel des volumes vendus. Par ailleurs, la stabilité de son environnement mondial et communautaire (l’hypothèse de reconduction du règlement sucre étant communément admise), doit permettre à l’activité sucrière de conforter les résultats acquis.

Le secteur “Amidons et Dérivés” en Europe connaît déjà une demande soutenue et devrait connaître, en 2001, une évolution des prix favorable à laquelle s’ajouteront la poursuite de la spécialisation croissante de Cerestar par site et dans le domaine des produits à haute valeur ajoutée ainsi que le maintien de ses efforts en matière de réduction de coûts. Aux Etats-Unis, les négociations de début d’année montrent une reprise des volumes et des augmentations de prix sur certains produits. Mais cette année, en dehors d’une spécialisation toujours plus poussée ainsi que d’une maîtrise accrue des coûts, le facteur déterminant pour le résultat sera l’évolution des prix de l’énergie, particulèrement du gaz qui a connu, fin 2000/début 2001, une très forte hausse.

Dans le domaine des “Huiles Alimentaires Europe” et de la “Transformation des Oléagineux, Amérique du Nord”, l’amélioration des marges de trituration constatée début 2001 devrait se confirmer au cours de l’année. Dans ce contexte favorable, d’autres facteurs, propres aux activités du groupe, permettront de mieux profiter de cette reprise : l’intégration de leurs activités de l’amont (trituration) vers l’aval (conditionnement), l’importance croissante de la garantie apportée par leurs marques, l’évolution positive de leurs propres marchés ainsi que les positions concurrentielles qu’elles y occupent. Dans le domaine des produits de spécialité (protéines et lécithines), la croissance de la demande devrait être confirmée.

En ce qui concerne la “Nutrition Animale”, l’année 2001 confirmera la poursuite des axes stratégiques de Provimi en termes de croissance externe et d’extension de sa gamme produits (aliments pour animaux de compagnie et aliments pour poissons, notamment) pour compenser les effets induits de la baisse de la consommation de viande en Europe. Tout autant que la maîtrise de la qualité et de la sécurité, l’accroissement de la valeur ajoutée des produits restera au cœur de l’action de Provimi. L’exercice 2001 sera également l’année où se concrétiseront en termes de résultat les fruits des récentes acquisitions qui n’ont pas toutes eu le temps d’exprimer pleinement leur potentiel en 2000.

DIVIDENDE
Dans le contexte décrit ci-dessus et compte tenu du caractère exceptionnel d’une large part des dotations aux amortissements des écarts d’acquisition, le conseil a décidé de proposer à l’assemblée générale des actionnaires de distribuer un dividende net (hors avoir fiscal) de 3,30 euros au titre de l’exercice 2000, identique à 1999. Cette distribution est rendue possible par la politique prudente qui a été jusqu’alors observée par le groupe qui, de ce fait, dispose de réserves distribuables.

PROJET DE SCISSION
Le conseil d’administration a pris connaissance des conclusions de l’étude du projet de scission du groupe en quatre sociétés indépendantes cotées à Paris et a donné son accord pour qu’il soit mis en œuvre et opérationnel dès la fin du premier semestre 2001. La valeur estimative de l’action Eridania Béghin-Say établie à partir de la valorisation de chacune des nouvelles sociétés, selon les critères habituels prévalant sur le marché boursier pour des sociétés comparables, ressort à environ 120 euros par action. C’est le résultat d’une valeur totale d’entreprises de 5,7 milliards d’euros (part du groupe) de laquelle est déduite une dette financière nette de 2,6 milliards d’euros (part du groupe). La scission sera placée sous le régime de droit commun, mais son coût global restera limité (de 40 à 50 millions d’euros). Pour les actionnaires individuels résidant en France, l’opération n’entraînera aucune taxation.

Les modalités détaillées et les résolutions soumises à l’assemblée générale extraordinaire du 25 juin 2001 seront arrêtées lors du conseil du 27 avril 2001.

Agenda
Résultats du 1er trimestre 2001 : mercredi 9 mai 2001
Assemblée générale des actionnaires : lundi 25 juin 2001

Contact Presse : +33 (0)1 41 43 10 10

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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