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Notes pays @rating : Les notes d’Israël, de l’Argentine et de la Turquie sont revues

les notes des Etats-Unis, du Japon, de Taiwan et du Brésil sont mises sous surveillance avec implication négative

Il est rappelé que la note pays @rating attribuée par la Coface mesure le niveau moyen de risque d’impayé présenté par les entreprises d’un pays. Elle indique dans quelle mesure un engagement financier d’une entreprise du pays concerné est influencé par les perspectives économiques, financières et politiques du pays. Cependant, les opérateurs du commerce international savent qu’il peut y avoir de bonnes entreprises dans de mauvais pays, et de mauvaises entreprises dans de bons pays ; et que le risque global est fonction tout à la fois des spécificités de l’entreprise, et de celles du pays dans lequel elle opère. La notation pays @rating complète donc tout naturellement la notation entreprise @rating, en permettant de mieux apprécier globalement le risque d’une opération.

La Coface suit en permanence 140 pays au travers d’une série d’indicateurs permettant d’apprécier les facteurs politiques, le risque de pénurie de devises, la capacité de l’Etat à faire face à ses engagements vis-à-vis de l’étranger, le risque de dévaluation suite à des retraits brutaux de capitaux, le risque de crise systémique du secteur bancaire, le risque de conjoncture et le comportement de paiement des opérations payables à court terme (voir annexe “Méthodologie de la notation pays”). Ces notes sont actualisées en permanence. Elles sont consultables gratuitement sur le site www.cofacerating.com

Contact presse : Christine Altuzarra
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Tous nos communiqués, publications et informations financières sur le Groupe Coface sont disponibles sur Internet : http://www.coface.com.

Noté AA par Fitch, le Groupe Coface est n°1 mondial de l’assurance-crédit export, n°1 des notations garanties avec @rating, (cofacerating.com), le label qui fiabilise les entreprises pour toutes leurs transactions, en commerce électronique ou classique, n°1 français de l’information commerciale et gestionnaire des garanties publiques françaises à l’exportation. Il est coté sur le Premier marché de la Bourse de Paris et participe aux SBF 120 et Euronext 150.
Partout dans le monde, le Groupe Coface facilite, par ses services et ses garanties, le développement du commerce entre les entreprises. Il propose à ses 70.000 clients dans 94 pays des solutions combinant les savoir-faire du Groupe : assurance-crédit domestique et internationale, assurance investissement, prospection et information commerciale, gestion de créances et notation d’entreprises. Il met à leur disposition trois réseaux mondiaux : CreditAlliance, InfoAlliance et @rating structurés autour d’une gestion partagée des risques de crédit (le Système Risque Commun) et des produits communs.

ISRAEL : déclassement de A2 en A3, sous surveillance avec implication incertaine
Le ralentissement marqué de l’activité devrait détériorer la situation des entreprises.
La croissance économique a été revue à la baisse compte tenu du ralentissement de la demande des Etats-Unis pour les biens de hautes technologies et de la baisse d’activité des secteurs de la construction et du tourisme affectés par le conflit israëlo palestinien. La diminution des recettes du tourisme et des exportations de biens de haute technologie creusent le déficit courant. Il faut s’attendre en outre à un creusement du déficit public vraisemblablement plus important que prévu sous l’effet de dépenses accrues en matière sécurité tandis que les recettes devraient diminuer compte tenu du ralentissement de l’économie.

ARGENTINE: déclassement de B en C
Le soutien international et le succès de l’opération de conversion de dette donnent du répit au gouvernement, éloignant le risque d’un défaut de paiement de l’Etat.
Néanmoins, les mesures de soutien prises par les autorités n’ont pas encore produit leurs effets et les entreprises restent confrontées à une récession qui dure maintenant depuis près de trois ans et a entraîné une détérioration de leur situation financière. A court terme, ces difficultés risquent de perdurer, les perspectives de reprise étant assombries par un environnement international peu porteur, une contrainte budgétaire forte et un taux de chômage très élevé.
En outre, les problèmes de fond subsistent, parmi lesquels un manque de compétitivité en dépit de la récente introduction d’un nouveau taux de change et un niveau d’endettement extérieur insoutenable au regard des recettes en devises.
Enfin, au plan politique, si les autorités ne parviennent pas à restaurer la confiance interne et à relancer la croissance, le soutien dont bénéficie le nouveau ministre de l’économie pourrait s’effriter rapidement dans la perspective des élections législatives d’octobre 2001.

TURQUIE : déclassement de B en C
Ce déclassement est motivé par les incertitudes liées aux effets des crises financières de la fin 2000 et de février 2001, qui se sont soldées par une dévaluation de 40%de la Livre turque et se traduisent par une forte récession générant des retards de paiement.
Bien que le plan de redressement négocié avec le FMI soit susceptible –s’il est mis en œuvre- de favoriser la restructuration de l’économie et sa sortie de crise et que la conversion d’une partie de la dette publique en instruments à plus longue maturité soulage temporairement les finances publiques et réduise le niveau des taux d’intérêt, les perspectives à court terme défavorables pèsent sur le coût des financements et pénalisent les entreprises.
– la situation des finances publiques reste précaire en raison du coût de la restructuration du secteur bancaire et du poids encore très lourd du service de la dette alors que la récession réduit les recettes fiscales.
– le poids de la dette externe va s’alourdir notamment en raison du refinancement nécessaire sur les marchés internationaux de la dette interne.
– la majorité dont dispose le gouvernement n’exclut pas la montée des tensions sociales et politiques que ne manquera pas de générer le nouveau programme d’austérité.

En revanche, la correction monétaire de février et la récession devraient permettre au pays de dégager un excédent des comptes courants. Dans ce contexte, la situation financière des entreprises, et notamment de celles qui ne bénéficient pas de recettes en devises, est affectée ainsi qu’en témoigne la dégradation du comportement de paiement des entreprises enregistrée par la Coface.

ETATS-UNIS : note A1 mise sous surveillance avec implication négative
Les Etats-Unis sont mis sous surveillance avec implication négative en raison de la dégradation des comportements de paiement des entreprises dans un contexte macroéconomique défavorable.
Les diminutions successives du taux directeur de la Réserve Fédérale n’ont pu enrayer le repli de l’investissement et la stagnation des cours boursiers. Le taux directeur atteint maintenant son niveau le plus faible depuis 7 ans alors que de nouvelles baisses sont encore attendues pour relancer l’économie.
Le recul de la confiance des ménages affecte plus modérément leurs achats. Toutefois, la saturation de certains besoins, le ralentissement du rythme de créations d’emplois et un endettement élevé, pourraient rapidement influencer négativement la consommation.
Le ralentissement de la demande fragilise les entreprises, notamment celles, nombreuses, qui se sont créées au cours de l’euphorie des dernières années et qui n’ont pas encore consolidé leurs assises. Le nombre de faillites d’entreprises, qui reculait régulièrement depuis 3 ans, ne baisse plus et risque de repartir à la hausse si l’on se réfère à l’évolution défavorable de la courbe d’impayés et au message de prudence que la Federal Reserve a récemment adressé aux banques. Les entreprises centrées sur les hautes technologies et de création récente sont les plus exposées. Toutefois, le secteur de la distribution et les industries manufacturières traditionnelles (sidérurgie, textile, papeterie) ne sont pas à l’abri de défaillances ceci d’autant plus qu’elles n’ont pas achevé leurs restructurations.

JAPON : note A1 mise sous surveillance avec implication négative,
Le Japon est mis sous surveillance avec implication négative en raison de la dégradation des comportements de paiement des entreprises dans un contexte d’absence de reprise économique.
Sur arrière fond de chômage et de déflation (baisse des prix et des revenus, chute de la bourse), la demande des ménages reste atone. Le secteur de la distribution, par ailleurs confronté à l’effondrement de la valeur de ses actifs immobiliers, pâtit de cette situation.
L’investissement des entreprises, qui avait marqué une reprise l’an passé, semble retomber. En effet, les exportations souffrent du ralentissement conjoncturel américain et de son contrecoup sur les économies d’Asie orientale.
L’investissement public marque un net recul suite à la dissipation des effets du dernier plan de relance. Avec un endettement public dépassant 140% du PIB, la marge de manœuvre du nouveau Premier Ministre, pour relancer et assainir l’économie, est étroite.
Il n’est dès lors pas étonnant de constater une envolée des défaillances d’entreprises et des passifs correspondants notamment dans les secteurs de la finance, de la construction, de l’immobilier, du commerce de gros et de détail (notamment d’habillement), des loisirs et de l’hôtellerie-restauration.

TAIWAN : note A1 mise sous surveillance avec implication négative
Taiwan est mis sous surveillance avec implication négative en raison des incertitudes liées aux effets de la chute de l’activité cette année. Taiwan subit de plein fouet la dégradation de la conjoncture internationale et le retournement du cycle de l’électronique. La croissance devrait ainsi être très faible d’autant que la chute de la bourse l’année dernière et la crise du secteur bancaire affectent le moral des consommateurs et des investisseurs.
Toutefois, grâce à un niveau de réserves qui dépasse celui de la dette extérieure totale, Taiwan est à l’abri de toute turbulence financière extérieure. Enfin pour l’instant on ne constate aucune détérioration du comportement de paiement et les entreprises sont parmi les plus solides de la région.

BRESIL : note B mise sous surveillance avec implication négative
Le Brésil est mis sous surveillance avec implication négative compte tenu d’un fléchissement de la croissance lié à la crise énergétique et à la remontée des taux d’intérêt, en réponse à la forte dépréciation du real. Des risques tels qu’une intensification de la crise en Argentine, un atterrissage plus brutal que prévu de l’économie américaine ou une nouvelle détérioration du climat politique, aggravant la situation économique et pouvant conduire à une détérioration de l’expérience de paiements, ne sont pas à écarter.

Méthodologie de la notation pays

Une note synthétique est attribuée à chacun des 140 pays suivis sur la base de 7 familles de risques. De façon similaire aux agences de notation, les notes sont classées en 7 niveaux s’échelonnant de A1 à A4 pour les risques « investissement » et B,C,D pour les risques « spéculatif » .

Comment sont attribuées les notes pays ?
Ces notes s’appuient sur la double expertise développée par la Coface :
ðexpertise macroéconomique en matière d’appréciation des risques pays au travers d’une batterie d’indicateurs macroéconomiques,
ðexpertise microéconomique à travers le suivi sur ses bases de données de 35 millions d’entreprises dans le monde entier, et 50 ans d’expérience sur les défauts de paiement sur les flux qu’elle garantit (plus de 140 milliards d’euros de flux commerciaux par an) .

Des indicateurs regroupés en sept familles

La Coface suit en permanence sur ces 140 pays une batterie d’indicateurs, dont chacun fait l’objet d’une note individuelle. Les indicateurs sont regroupés en 7 familles. Les trois premières familles permettent d’apprécier :
 les facteurs politiques susceptibles d’interrompre les paiements ou l’exécution des contrats en cours,
‚ le risque de pénurie de devises résultant d’une crise de balance des paiements pouvant déboucher sur une situation de non-transfert et/ou de rééchelonnement de la dette extérieure contractée par des débiteurs publics ou privés,
ƒ la capacité de l’Etat à faire face à ses engagements vis-à-vis de l’étranger.

Trois autres sous-ensembles d’indicateurs macro-économiques ont pour but d’estimer la probabilité de nouvelles manifestations du risque-pays à la lumière de l’expérience acquise à la suite des récentes crises de marché. Il s’agit :
„ du risque de dévaluation brutale suite à des retraits brutaux de capitaux,
… du risque de crise systémique du secteur bancaire apprécié en combinant une analyse du risque d’éclatement des bulles financières et l’évaluation de la solidité du secteur bancaire.
† du risque de conjoncture reflétant le risque de ralentissement de la croissance à court terme en dehors de toute crise financière extérieure qui résulterait de l’un des risques analysés précédemment.

Enfin, le dernier sous-ensemble mesure l’expérience enregistrée sur les garanties délivrées par la Coface et ses partenaires assureurs crédit et permet d’apprécier :
‡ le comportement de paiement sur les opérations payables à court terme.

Où trouver la mise à jour des notes pays @rating ?

Afin de répondre au mieux aux besoins des entreprises désireuses de saisir toutes les opportunités de développement tout en se protégeant contre les risques, les notations @rating Coface sur 140 pays sont désormais accessibles et mises à jour régulièrement sur le site www.cofacerating.com
Leur consultation est gratuite.

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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