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Résultats du premier semestre 2001 de Vivendi Environnement

Dernière mise à jour: octobre 19, 2021

Chiffres d’affaires +11,7 % à 14 milliards d’euros avec +8,1 % de croissance interne, EBITDA +11,5 % à 1 764 millions d’euros, EBIT +12,7 % à 967 millions d’euros, Résultat net 275 millions d’euros, contre 105 millions au premier semestre 2000.

Le Conseil de Surveillance réuni le 24 septembre 2001 a examiné les comptes semestriels de Vivendi Environnement.
Le chiffre d’affaires au 30 juin 2001 progresse de 11,7 % par rapport à la période précédente, principalement sous l’effet de la croissance interne (+8,1 %). La croissance externe résulte pour l’essentiel de la mise en œuvre de l’accord EDF/Dalkia et des acquisitions du second semestre 2000 dans le domaine de la Propreté, en Asie et Amérique Latine.
L’EBITDA est en hausse de 11,5 % et l’EBIT progresse de 12,7 % par rapport au premier semestre 2000.
Le résultat net, 275 millions d’euros, inclut des éléments non récurrents à hauteur de 118 millions d’euros. Le résultat net récurrent après amortissement des écarts d’acquisition ressort à 157 millions d’euros, en hausse de 65%.
Henri PROGLIO, Président du Directoire de Vivendi Environnement, a déclaré au cours de cette séance : « Ces résultats satisfaisants confirment la croissance de nos marchés et la poursuite des nombreux succès commerciaux enregistrés par notre groupe depuis le début de l’année tant en France qu’à l’international. Je suis satisfait d’avoir atteint, au premier semestre, nos objectifs, en dépit du ralentissement économique américain.»

CHIFFRE D’AFFAIRES : UNE FORTE CROISSANCE DE L’ACTIVITE
Au cours du premier semestre 2001, le groupe Vivendi Environnement a réalisé un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros, contre 12,5 milliards d’euros pour le premier semestre 2000.
La progression de 11,7 % se décompose en 8,1 % de croissance interne et 2,6 % de croissance externe, le solde étant imputable aux effets de change. Le chiffre d’affaires à l’international s’élève à 8 milliards d’euros, en hausse de 10 % par rapport à la période comparable et contribue pour 57 % au chiffre d’affaires total. Cette progression provient principalement des contrats obtenus depuis le second semestre 2000 en Europe et en Asie principalement.
Eau : +7,5 %, dont +5,4 % de croissance organique

En France, la croissance interne de la distribution et du traitement de l’eau est restée soutenue grâce à l’activité travaux et à la poursuite du développement du marché industriel. A l’étranger, le chiffre d’affaires a progressé globalement de 7,5 %. Aux Etats-Unis, l’activité du groupe est restée quasiment stable dans une conjoncture contrastée dans la vente d’équipements. Dans le reste du monde, l’activité progresse fortement (plus de 20 %). Elle résulte de la mise en œuvre ou du développement en 2001 de contrats obtenus au cours de l’année 2000 notamment en Roumanie, en Corée du Sud (Hyundaï Petrochemical), à Abu Dhabi (contrat de dessalement) et de ceux gagnés en 2001 tel que Prague.

Propreté : +17,3 % , dont +9,3 % de croissance interne
En France, la progression globale, supérieure à 5 %, reflète un bon niveau d’activité sur l’ensemble des segments où le groupe est présent. Cette performance, à comparer à un niveau d’activité déjà très élevé au premier semestre 2000, a été réalisée malgré la baisse du prix du papier : à cours constant du papier, la croissance interne aurait atteint 8 %. A l’international, la croissance interne de 12,7 % provient notamment du développement des activités aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et du démarrage du contrat Novartis. La croissance externe résulte des acquisitions réalisées au 2ème semestre 2000 telles que Pacific Waste Management (Hong Kong) et Rimsa (Mexique) et d’acquisitions de taille plus modeste réalisées en 2001.
Energie : +28,3 %, dont +16,7 % de croissance interne

En France, la croissance interne de 11,1 % est l’effet de la progression du chiffre d’affaires de la cogénération et de l’augmentation des prix de l’énergie. La croissance externe de 36,9 % correspond aux filiales apportées par EDF dans le cadre de l’accord Dalkia/EDF. Pour Dalkia International, désormais intégré en proportionnel, la forte croissance interne de 28,3 % vient pour l’essentiel des pays d’Europe de l’Est où l’activité a bénéficié de conditions climatiques favorables et de la Grande-Bretagne où les efforts commerciaux ont porté leurs fruits. Enfin, le démarrage de plusieurs contrats industriels en commun avec d’autres sociétés du groupe a produit ses premiers effets.

Transport : +0,2 %, dont +5,2 % de croissance interne
La stabilité du chiffre d’affaires résulte de la cession des activités portugaises à la fin de l’exercice 2000. En France, la croissance interne de 4,4 % est due aux bons résultats des activités “fer” et “interurbain”, au plein effet du contrat de St-Etienne ainsi qu’à l’évolution des indices (prix du gasoil et barème harmonisé en Ile -de-France). A l’international, la croissance interne de 11,9 % provient essentiellement de l’Allemagne. En Grande-Bretagne, le chiffre d’affaires est resté stable malgré une nouvelle réduction des subventions perçues, le contrat de South Central étant encore en vigueur sur la totalité de la période.

FCC : +15,6 %, dont +14,6 % de croissance organique
La progression de 15,6 % du chiffre d’affaires de FCC et la croissance interne de 14,6 % sont liées à l’obtention de nouvelles concessions dans les services urbains et de nouveaux contrats dans la construction.

EBITDA ET EBIT : PROGRESSION CONFORME AUX OBJECTIFS.
L’EBITDA progresse de +11,5 % à 1 764 millions d’euros au premier semestre 2001. L’EBIT ressort à 967 millions d’euros après coûts de holding de 18 millions d’euros, contre 858 millions d’euros au premier semestre 2000, soit un taux de croissance de 12,7 %. Hors Etats-Unis la croissance de l’EBIT s’élève à 15,7%.
Le groupe a atteint ses objectifs grâce à l’amélioration de la contribution de tous les secteurs d’activité et en dépit du ralentissement économique américain.
L’EBIT des métiers de l’Eau a atteint 487,9 millions d’euros, en hausse de près de 11,9 %.
Cette performance provient de l’activité soutenue des travaux en France, du démarrage de contrats gagnés en 2001 (Hynix Electronics) et de l’effet en année pleine de ceux obtenus en 2000. Aux USA, l’EBIT est resté stable, en ligne avec l’évolution du chiffre d’affaires.
L’EBIT de la Propreté ressort à 188,2 millions d’euros, en progression de 8,3 % malgré la baisse du prix du papier. A l’international, la hausse de 30 % de l’EBIT s’explique notamment par le redressement des marges en Grande-Bretagne. En outre, le secteur bénéficie de l’effet en année pleine des acquisitions réalisées en 2000.
L’EBIT de l’Energie réalise une excellente performance et progresse de 29,1 % à 147 millions d’euros. Cette hausse résulte du développement de l’activité de cogénération en France, de l’apport des filiales EDF et de la bonne tenue en Grande-Bretagne et en Europe de l’Est (République Tchèque et en Lituanie).
L’EBIT du Transport atteint 52,4 millions d’euros, en hausse de 2,5 %. Hors cession de Barraqueiro au Portugal, la croissance s’inscrit à +20 %. En France, la progression significative résulte de l’effet conjugué de la baisse du prix du gasoil et du jeu des formules d’indexation d’une part, ainsi que de l’amélioration de la contribution des sociétés reprises à GTI en 2000 d’autre part.
L’EBIT de FCC ressort à 109,6 millions d’euros. Hors éléments non récurrents, la progression économique ressortirait à 20%.

REDUCTION DE LA CHARGE FINANCIERE
La charge financière s’est trouvée sensiblement réduite, passant de 437 millions d’euros à 413 millions d’euros par l’effet du désendettement du groupe au cours de l’année 2000. Le taux de financement global moyen ressort à 5,3%.
RESULTAT NET RECURRENT EN HAUSSE DE +65%

Le résultat net hors éléments non récurrents s’élève à 157 millions d’euros, contre 95 millions d’euros pour la période comparable de l’année 2000 soit une hausse de 65%. Cette performance provient d’une part, de la bonne tenue de l’activité opérationnelle et d’autre part de la réduction de la charge financière.
Le résultat non récurrent ressort à 118 millions d’euros et correspond pour l’essentiel à une plus-value de cessions et de dilution de 121 millions d’euros au titre du rapprochement Dalkia/EDF.
Le résultat net part du groupe après impôt, résultats des sociétés mises en équivalence, intérêts des minoritaires et amortissements des écarts d’acquisition ressort à 275 millions.

FINANCEMENT DE LA CROISSANCE
Dans le cadre de la poursuite de son développement, le groupe a réalisé 1,7 milliard d’euros d’investissements dont 1,2 milliard d’euros d’investissements de croissance. Ceux-ci ont été financés pour une large partie grâce à l’autofinancement en forte progression à 1,1 milliard d’euros (+20%) ainsi que par la cession pour environ 200 millions d’euros d’actifs non stratégiques.
Au total, l’endettement financier net du groupe est légèrement inférieur à 15 milliards d’euros au 30 juin 2001.

BONNE VISIBILITE DE LA CROISSANCE
Les résultats du premier semestre 2001 sont le fruit des succès commerciaux réalisés par Vivendi Environnement tant en 2001 qu’au cours des années précédentes. En dépit de la conjoncture américaine, les tendances actuelles observées par le groupe sont compatibles avec une croissance de l’activité de 10% et une croissance au moins équivalente des résultats sur l’ensemble de l’année.

CHIFFRES CONSOLIDES EN MILLIONS D’EUROS
1er semestre 2001 1er semestre 2000
Chiffre d’affaires 13 960 12 498
dont réalisé à l’étranger 7 977 7 240
EBIT 967 858
Résultat net récurrent avant goodwill 280 223
Amortissement des écarts d’acquisition -124 -128
Résultat net récurrent après goodwill 157 95
Résultat non récurrent 118 10
Résultat net du Groupe 275 105
Capacité d’autofinancement 1 099 915

Contact Presse :
Image 7 – Anne France Malrieu tel : 01 53 70 74 70

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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