EduBourseActualitésPrésence de TotalFinaElf en Birmanie - Mise au Point

Présence de TotalFinaElf en Birmanie – Mise au Point

Dans une interview publiée ce jour dans un quotidien, M. Kuzkiewicz, de la CISL (Confédération Internationale des Syndicats Libres), critique la présence de TotalFinaElf en Birmanie mais fonde son argumentation sur des raccourcis, des simplifications, voire des allégations purement mensongères auxquels le Groupe entend réagir.

Ainsi, TotalFinaElf n’a jamais eu de ” contrat avec l’armée birmane “. Il est en effet, de la responsabilité des gouvernements des pays hôtes, en Birmanie comme ailleurs, d’assurer la protection des personnes et des installations, et cela sans contrepartie. Pour ce qui est des déplacements des villages, des cartes établies par l’IGN montrent que ces villages sont à la même place avant le début des travaux et après l’achèvement du chantier du gazoduc.

En ce qui concerne le travail forcé, TotalFinaElf n’a jamais nié que cette pratique ait eu cours en Birmanie, qui a publié deux décrets de 1999 et 2000 l’abolissant. TotalFinaElf réaffirme avoir eu la maîtrise complète, du début à la fin, de ses opérations dans ce pays et avoir travaillé dans le respect de ses exigences habituelles vis-à-vis des personnes employées sur ses projets. Le Groupe s’est également assuré que ses sous-traitants agissaient de même.

” Ouvrir des écoles et des dispensaires, voire des élevage de poulets ” ironise
M. Kuzkiewicz. Ces actions doivent-elles être ignorées ? Balayées d’un revers de main ? Ces actions concrètes conduites par TotalFinaElf au bénéfice des villages riverains du gazoduc, ne bénéficient-elles pas directement aux populations de ces villages ? Faire arriver l’électricité dans ces villages, mettre à leur disposition des médecins, construire ou moderniser écoles ou cliniques, lancer des projets de développement agricole avec les villageois, rénover églises ou pagodes : ces actions méritent-elles d’être tournées en dérision ?

M. Kuzkiewicz estime également que dialoguer avec le Groupe est ” une perte de temps “. Nous ne pouvons que regretter une telle attitude. C’est dommage. Nous n’avons jamais refusé le dialogue et nous avons toujours facilité les visites sur le terrain.

Cependant, une question se pose : les industriels doivent-ils rester en Birmanie ? Certains pensent que non et c’est leur droit. Mais, à moyen et long terme, est-on sûr que la population birmane y gagnerait ? Isoler ces populations en interrompant tout investissement étranger, est-ce la meilleure façon de les aider ? Nous estimons, au contraire, que contribuer d’ores et déjà à son développement, c’est favoriser une évolution de ce pays et de sa société.

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
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