LDLC.com, un chiffre d’affaires boosté par le BtoB

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LDLC.com a créé l’événement en rachetant le 31 mars 2016 l’un de ses concurrents directs, Materiel.net détenu par la SASU Domisys. Cette acquisition porte sur un montant de 39,2 millions d’euros et aura un impact dans les résultats consolidés dès le 1er avril. Le chiffre d’affaire proforma du nouvel ensemble s’établit ainsi à 467,8 millions d’euros, dont 147 millions pour Domisys. Mais étudions plus attentivement les chiffres arrêtés au 31 mars 2016 de LDCL.com avant cette croissance externe.

Le chiffre d’affaires est constitué principalement des ventes de marchandises. Les prestations de services restent marginales et représentent pour la plupart les frais de ports. Elles sont donc directement impactées par le volume des ventes. Le CA des ventes atteint les 301 millions d’euros, en hausse de 12,3%. Mais alors que les ventes en France métropolitaine ont gagné 13,9%, les ventes Export n’ont gagné que 5,4%. Elles restent toutefois plus limitées avec seulement 46,598 millions de ventes réalisés à l’export.

Non, le point le plus intéressant à étudier réside dans la nature des clients. Le BtoC peine à se relancer, avec une croissance de seulement 7,5%, à 201 millions, contre 19,8% pour le BtoB et ses 109 millions. La stratégie visant à développer de nouveaux magasins s’est encore renforcée avec l’ouverture de 6 boutiques, et une hausse de 32,7% pour un CA dépassant désormais les 34 millions d’euros.

LDLC.com s’est fixé comme objectif d’augmenter son nombre de magasins physiques, et de continuer à profiter de la bonne santé du BtoB. Les parts de marchés dans le BtoC seront au contraire recherchées. La hausse du CA n’est donc pas forcément la recherche ultime de LDCL.com sur ce segment de marché. Le marché est aujourd’hui mature en France, et les achats des particuliers sont souvent des achats de remplacement. Ces derniers sont plus facilement reportables.

Compte tenu de l’importance que prend le BtoB dans le CA du groupe, il conviendra de suivre les investissements des entreprises et non plus la seule croissance de la consommation des ménages pour analyser les perspectives de l’entreprise.

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