EduBourseActualitésRésultats au 31 décembre 2016 de BNP Paribas

Résultats au 31 décembre 2016 de BNP Paribas

Dernière mise à jour: octobre 21, 2021

Le 6 février 2017, le Conseil d’administration de BNP Paribas, réuni sous la présidence de Jean Lemierre, a examiné les résultats du Groupe pour le quatrième trimestre et arrêté les comptes de l’année 2016.

Hausse du resultat et solide generation de capital

BNP Paribas réalise cette année une bonne performance d’ensemble, démontrant la force de son business model intégré et diversifié.

Le produit net bancaire s’élève à 43 411 millions d’euros, en hausse de 1,1% par rapport à 2015 malgré un environnement de taux bas et un contexte de marché peu porteur cette année. Il intègre cette année l’impact exceptionnel de la plus-value de cession des titres Visa Europe pour +597 millions d’euros ainsi que la réévaluation de dette propre (« OCA ») et du risque de crédit propre inclus dans les dérivés (« DVA ») pour -59 millions d’euros (+314 millions d’euros en 2015).

Le produit net bancaire progresse de 0,2% dans les pôles opérationnels et de 0,9 % à périmètre et change constants compte tenu d’un effet de change défavorable. Il baisse de 0,5% dans Domestic Markets[1] (-1,2% à périmètre et change constants) du fait de l’environnement de taux bas, augmente de 1,2% dans International Financial Services (+2,7% à périmètre et change constants) et baisse de 0,3% dans CIB mais augmente de 1,2% à périmètre et change constants malgré un environnement de marché particulièrement difficile au premier trimestre 2016.

Les frais de gestion, à 29 378 millions d’euros, sont bien maitrisés (+0,4% par rapport à 2015). Ils incluent des éléments exceptionnels pour un total de 749 millions d’euros (862 millions d’euros en 2015) : des coûts de restructuration des acquisitions[2] pour 159 millions d’euros (171 millions d’euros en 2015), les coûts de transformation de CIB pour 395 millions d’euros (0 en 2015), des coûts de restructuration des métiers[3] pour 144 millions d’euros (0 en 2015) et la contribution obligatoire au plan de sauvetage de quatre banques italiennes pour 52 millions d’euros (69 millions d’euros en 2015). Ils n’intègrent plus de coûts au titre du plan « Simple & Efficient » (622 millions d’euros en 2015) : conformément à l’objectif, les derniers coûts au titre de ce plan ont été enregistrés au quatrième trimestre 2015.

Les frais de gestion des pôles opérationnels augmentent de 1,0% : +2,3% pour Domestic Markets1, +2,3% pour International Financial Services et -1,8% pour CIB. A périmètre et change constants, ils augmentent de 0,5%[4] pour Domestic Markets, de 3,6%4 pour International Financial Services et de 0,1% pour CIB. Ils intègrent l’impact des nouvelles réglementations et du renforcement de la conformité mais bénéficient du succès du plan d’économies « Simple & Efficient », qui permet de compenser la hausse naturelle des coûts, ainsi que des premiers effets du plan d’économies de CIB.

Le résultat brut d’exploitation du Groupe augmente ainsi de 2,6%, à 14 033 millions d’euros.

Le coût du risque est en baisse sensible de 14,1% du fait notamment de la bonne maîtrise du risque à l’origination, de l’environnement de taux bas et de la poursuite de l’amélioration en Italie. Il s’établit à 3 262 millions d’euros (3 797 millions d’euros en 2015) soit 46 points de base des encours de crédit à la clientèle.

Le résultat d’exploitation du Groupe augmente de 10,1%, à 10 771 millions d’euros (9 787 millions d’euros en 2015).

Les éléments hors exploitation s’élèvent à +439 millions d’euros (+592 millions d’euros en 2015). Ils incluent une dépréciation exceptionnelle de survaleur pour -127 millions d’euros[5] (-993 millions d’euros de dépréciations de survaleurs en 2015[6]). Les éléments hors exploitation incluaient par ailleurs en 2015 la plus-value réalisée à l’occasion de la cession de la participation résiduelle dans Klépierre-Corio pour +716 millions d’euros, une plus-value de dilution due à la fusion de Klépierre et de Corio pour +123 millions d’euros et une plus-value de cession sur une participation non stratégique pour +94 millions d’euros.

Le résultat avant impôt s’établit ainsi à 11 210 millions d’euros contre 10 379 millions d’euros en 2015 (+8,0%).

Le résultat net part du Groupe s’élève à 7 702 millions d’euros, en hausse de 15,1% par rapport à 2015. Hors effet des éléments exceptionnels[7], il s’établit à 7 802 millions d’euros (+6,3%). La rentabilité des fonds propres est égale à 9,3% (9,4% hors exceptionnels). La rentabilité des fonds propres tangibles est de 11,1% (11,2% hors exceptionnels). Le bénéfice net par action s’établit à 6,0 €.

Au 31 décembre 2016, le ratio « common equity Tier 1 » de Bâle 3 plein[8] s’élève à 11,5%, en hausse de 60 points de base par rapport au 31 décembre 2015, illustrant la solide génération de capital du Groupe. Le ratio de levier de Bâle 3 plein[9] s’établit à 4,4% (+40 points de base par rapport au 31 décembre 2015). Le ratio de liquidité (« Liquidity Coverage Ratio ») s’établit pour sa part à 123% au 31 décembre 2016. Enfin, la réserve de liquidité du Groupe, instantanément mobilisable, est de 305 milliards d’euros (266 milliards d’euros au 31 décembre 2015), soit plus d’un an de marge de manœuvre par rapport aux ressources de marché.

L’actif net comptable par action s’élève à 73,9 euros, soit un taux de croissance moyen annualisé de 6,2% depuis le 31 décembre 2008, illustrant la création de valeur continue au travers du cycle.

Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée Générale des actionnaires de verser un dividende de 2,70 € par action payable en numéraire, soit un taux de distribution de 45% conforme à l’objectif du plan.

Le Groupe met en œuvre activement le plan de remédiation décidé dans le cadre de l’accord global avec les autorités des Etats-Unis et poursuit le renforcement de son système de contrôle interne et de conformité.

La bonne performance d’ensemble du Groupe cette année illustre le succès du plan de développement 2014-2016. La croissance moyenne des revenus s’établit à 4,0% par an sur la période et l’objectif de rentabilité des fonds propres de 10% calculé sur la base d’un ratio CET1 de 10% a été dépassé[10].

Le Groupe présente les grandes lignes de son plan de développement 2017-2020. Le plan capitalise sur la force du modèle intégré et diversifié et tient compte des contraintes réglementaires qui continuent de s’accroître sur la période dans le référentiel actuel de Bâle 3. Il vise à construire la banque de demain en poursuivant le développement des métiers et en mettant en œuvre un programme ambitieux de nouvelle expérience pour les clients, de transformation digitale et d’économies. L’objectif est ainsi d’atteindre une croissance moyenne du résultat net de plus de 6,5% par an d’ici 2020, un CET1 de 12%[11] en 2020 et une rentabilité des fonds propres de 10% à cette date.

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
ARTICLES SIMILAIRES