EduBourseActualitésRemettre SCOR sur la bonne voie - back on track

Remettre SCOR sur la bonne voie – back on track

Une revue approfondie du bilan conduit à une perte de 425 M€ sur les neuf premiers mois de l’exercice en cours et à une prévision de résultat net part du groupe en perte d’environ 400 M€ en 2002.
Les fondamentaux de l’exercice 2002 sont toutefois encourageants.
Un plan de redressement énergique d’application immédiate a été arrêté. Il entraîne un recentrage de la souscription sur des produits et des régions devant permettre un retour rapide à la rentabilité.
L’organisation de la société, le contrôle des risques et le gouvernement de l’entreprise seront revus d’ici janvier 2003.
Le plan de redressement et le lancement d’une augmentation de capital de 350 M€ à 400 M€ doivent permettre de remettre SCOR sur la bonne voie, celle du développement maîtrisé, de la solvabilité et de la rentabilité.

«Depuis mon arrivée à la tête du groupe, le 4 novembre dernier, j’ai fait procéder à un examen de la situation de l’entreprise et de ses perspectives.

Ceci vaut :

pour le passé, avec la prise en compte totale des études menées par des actuaires externes et l’examen détaillé des comptes pour les résultats du 3ème trimestre 2002,
pour le présent, par l’étude approfondie du bilan du groupe, de ses actifs et de sa situation patrimoniale,
et pour le futur, c’est-à-dire un réajustement de nos objectifs de développement et les premières mesures nécessaires à la mise en œuvre d’un plan de redressement et le lancement de notre augmentation de capital.
Les conclusions de cet examen sans concession ont été présentées au Conseil d’Administration le vendredi 15 novembre qui a décidé d’en tirer, sans délai, toutes les conséquences afin de restaurer la confiance envers notre groupe et un retour rapide à la rentabilité. »

Denis Kessler – Président Directeur Général du groupe SCOR

I – La situation du groupe SCOR au 30 septembre 2002

Chiffres clés

En millions d’euros (M€) 30/09/02 30/09/01 31/12/01
Primes brutes émises 3 975 3 477 4 890
Primes nettes émises 3 505 2 953 4 122
Résultat d’exploitation global (432) (315) (461)

Résultat d’exploitation global (retraité) 176 (1) (100) (2) (246) (2)
Résultat net du groupe après impôts (425) (199) (278)
Résultat net du groupe après impôts (retraité) 89 (1) (60) (2) (138) (2)

Actifs gérés en valeur de marché 9 441 9 234 9 606
Provisions techniques nettes 10 645 9 999 10 438
Capitaux propres (part du groupe) 794 1 382 1 318
Capitaux propres (part du groupe) réévalués 1006 1 486 1 369

Actif net comptable par action (en €) 21,16 36,70 35,04

(1) avant éléments exceptionnels (renforcement des provisions techniques, réalisation de moins-values actions et dotation de provision pour dépréciation durable sur le portefeuille actions)
(2) hors sinistre du WTC

I.1. Le compte de résultat du groupe

Un résultat d’exploitation en progression conséquente mais affecté par des ajustements liés au passé.

Le résultat d’exploitation des neuf premiers mois de l’année 2002 ressort en perte de 432 M€ (millions d’euros), contre une perte de 315 M€ sur la même période de 2001.

Cette perte résulte pour l’essentiel des importants ajustements bilantiels liés à la prise en compte du passé (cf. I.2).

Hors ces éléments, le résultat d’exploitation global se serait élevé à + 176 M€, comparé à une perte de 100 M€ (hors coût du sinistre World Trade Center) pour la période comparable de 2001.

Un résultat financier, hors moins-values et dépréciations de titres, en progression malgré un environnement financier difficile.

L’impact de la dégradation des marchés a conduit le groupe à enregistrer, sur les neuf premiers mois de l’exercice 2002, des pertes de 131 M€ (dues à des moins-values sur le portefeuille actions) et une dotation (nette de reprises) de 137 M€ de provision pour dépréciation durable.

Hormis les éléments rappelés ci-dessus, liés à la dégradation des marchés actions, le résultat financier net du groupe s’élèverait à 458 M€, contre seulement 357 M€ pour la période comparable de 2001.

Après prise en compte des éléments d’ajustement des actifs investis, les produits nets des placements s’élèvent à 190 M€ à fin septembre 2002 contre 357 M€ à fin septembre 2001.

Un résultat net affecté par des mesures exceptionnelles

Exclusion faite des éléments exceptionnels rappelés ci-dessus, le groupe aurait enregistré un résultat net après impôts positif de 89 M€ à fin septembre 2002 contre une perte de 60 M€ à fin septembre 2001, ce qui démontre le rééquilibrage du marché de la réassurance.

Les résultats nets au 30/09/02, en perte de 425 M€ (à comparer à une perte de 199 M€ sur la même période de 2001), prennent en compte tous les réajustements sur l’actif et le passif du bilan du groupe.

I.2. Le bilan du groupe au 30 septembre revu en profondeur

Avant l’arrêté des comptes, le Conseil a passé en revue l’ensemble des sujets, notamment la réassurance de dérivés de crédit, l’amiante et la pollution, le WTC, les impôts différés, le portefeuille actions et les survaleurs.

L’ajustement des passifs

Après un examen approfondi des audits effectués par les actuaires indépendants (Milliman aux Etats-Unis et aux Bermudes, J.S. Cheng au Canada et PriceWaterhouseCoopers en Europe et en Asie) sur les données techniques de SCOR au 30 juin 2002, le Conseil d’Administration a décidé de mettre toutes les provisions non-vie au niveau dit de best estimate proposé par ces actuaires externes pour tous les exercices de souscription. Les provisions complémentaires résultant des conclusions de ces études, ainsi que de celles effectuées par SCOR, ont été passées dès l’arrêté des comptes du 3ème trimestre comme suit :

renforcement des provisions de 154 M€ de SCOR US pour les porter à 2,6 Mds€. Ces provisions complémentaires concernent tous les exercices de souscriptions, notamment 1998-2001 et le Program Business (souscriptions arrêtées fin 2001) ;
renforcement des provisions de 141 M€ pour Commercial Risk Partners afin de les porter à 1,2 Md€. Ces provisions complémentaires concernent principalement les affaires prospectives finite des années 1999 et 2000 en accidents du travail, dont le volume a été réduit significativement au 1er semestre 2002 et dont la souscription est définitivement arrêtée ; désormais, pour de nombreux contrats finite, les provisions correspondent au plafond de garantie ;
renforcement des provisions de 30 M€ pour l’activité Crédit-Caution, pour les porter à 435 M€. Ces provisions complémentaires concernent la réassurance de risques liés aux dérivés de crédit, dont la souscription est définitivement arrêtée depuis novembre 2001. Sur les dérivés de crédit, le provisionnement total est de ce fait porté à 131 M€ , soit 156 % de la sinistralité attendue sur la base des dernières statistiques S&P disponibles (période 1999 – 2001) ;
renforcement des provisions de 15 M€ pour les expositions amiante et pollution pour les porter à 159 M€ afin de prendre en compte les évolutions de la jurisprudence américaine.
L’ajustement des actifs

Outre les dépréciations d’actifs citées au 1.1 ci-dessus, le Groupe a pris la décision de ne pas activer 70 M€ sur le montant total du crédit d’impôt de 106M€ généré par les pertes 2002. Ceci constitue une mesure de prudence car l’exploitation 2002, hors éléments exceptionnels, est positive et SCOR anticipe un retour à un résultat net positif dès 2003, ce qui devrait permettre de récupérer les crédits d’impôt existants.

Au total, cette revue approfondie du bilan a conduit le groupe SCOR :

à renforcer de 340 M€ les provisions sur les neuf premiers mois de l’exercice 2002,
à constater des pertes et dépréciations d’actifs pour 268 M€ et une non-activation du crédit d’impôt à hauteur de 70 M€,
à arrêter en conséquence les comptes des neufs premiers mois de l’exercice en perte nette part du groupe de 425 M€,
et à revoir de ce fait la prévision de perte annuelle à environ 400 M€ par rapport à la prévision de perte annuelle de 250 M€ annoncée le 30 octobre dernier.
Avant impôts Après impôts
Résultat (1) au 30 septembre 2002 avant ajustements 147 89
Ajustements :
Renforcement des provisions techniques (340) (270)
Dépréciations nettes du portefeuille actions (137) (89)
Pertes réalisées sur portefeuille actions (131) (85)
Dépréciation partielle du crédit d’impôt généré par les pertes 2002 (70)
Total des ajustements (608) (514)
Résultat (1) au 30 septembre 2002 après ajustements (461) (425)

(1) net en part du Groupe

II – La situation du groupe SCOR aujourd’hui

II.1 Une activité 2002 encourageante

Chiffre d’affaires en M€ 30/09/02 30/09/01 Variation à taux
de change variable Variation à taux
de change constant 31/12/01
Réassurance Dommages 1 723 1 364 + 26 % + 31 % 1 876
Réassurance de Personnes 1 230 1 119 + 10 % + 13 % 1 503
Réassurance de Spécialités 1 022 994 + 3 % + 9 % 1 511
Chiffre d’affaires consolidé 3 975 3 477 + 14 % + 19 % 4 890

Le chiffre d’affaires des neuf premiers mois de 2002 progresse de + 14 % par rapport à la période correspondante de 2001. Les positions commerciales du groupe se maintiennent et bénéficient de la forte hausse des tarifs, notamment en dommages (CA : + 26 %) et en grands risques d’entreprises (CA : + 56%).

Les souscriptions de l’exercice de réassurance 2002 dégagent des ratios de souscription [(sinistralité + commissions) / primes acquises] nets de rétrocession, en amélioration sensible sur les neuf premiers mois de l’année : 97 % pour la réassurance dommages et 93 % pour la réassurance de spécialités.

Cette amélioration se confirme également par les résultats de la filiale IRP (Irish Reinsurance Partners) qui reçoit en rétrocession une quote-part des affaires dommages et Business Solutions du Groupe en 2002, avec un ratio combiné net global de 92,2 % sur la même période.

Les résultats techniques de SCOR sur les neuf premiers mois de 2002 témoignent de l’amélioration de la situation due notamment à l’augmentation généralisée des tarifs dans un cycle haussier et à la sélectivité accrue des souscriptions de l’exercice.

Les conditions de renouvellement, en cours de négociation pour 2003, s’annoncent par ailleurs très favorables.

II.2 Un actif robuste face aux aléas financiers et un niveau d’endettement en baisse

Les placements du groupe – environ 10 milliards d’euros – sont composés pour l’essentiel d’obligations (67 % du total), dont plus de 70 % sont émises par des états souverains ou sont notées “AAA” ; les liquidités représentent 18,7 %, l’immobilier 5,0 % et les dépôts espèces 5,6 %. Le portefeuille d’actions a quant à lui été ramené au cours des douze derniers mois à 3,7 % seulement de la totalité des placements

Au total, les plus-values latentes nettes avant impôts s’élèvent à ce jour à 294 M€, dont -57 M€ sur les actions, +114 M€ sur l’immobilier et +237 M€ sur les obligations. Une partie des plus-values obligataires est adossée aux engagements techniques de réassurance vie et non traditionnelle.

Au 30 septembre 2002, l’endettement est de 991 M€, contre 1 098 M€ au 30 juin 2002. Les capitaux propres totaux s’établissent à 794 M€ et à 1 006 M€ une fois réévalués des plus-values latentes, et les capitaux permanents à 1 906 M€.

III – Le futur du groupe SCOR passe par un plan de redressement énergique d’application immédiate

Le Conseil d’Administration a arrêté un plan de redressement du groupe SCOR. Dans ce cadre, il a pris plusieurs décisions d’application immédiate concernant la stratégie de souscription, la réallocation du capital qui en découle et les contraintes et objectifs financiers fixés pour 2003-2005.

Dans un contexte d’augmentation significative des tarifications, la souscription sera réduite en 2003 de plus de 600 M€, soit une diminution de plus de 10% par rapport au niveau atteint en 2002.

Par ailleurs, par la sélectivité, la souscription sera réorientée sur les branches d’activité et les zones géographiques les plus profitables où SCOR dispose d’un avantage comparatif reconnu. Enfin la maîtrise de la souscription sera assurée à travers un contrôle renforcé des engagements et des cumuls.

III.1. La réorientation de la stratégie commerciale en matière de souscription

La politique de souscription sera ciblée sur les domaines de rentabilité choisis : la réassurance de personnes, les grands risques d’entreprises et, en dommages, les affaires non proportionnelles et les branches courtes.

Deux zones prioritaires, l’Europe et l’Asie-Pacifique, seront privilégiées, avec corrélativement une forte contraction des activités aux Etats-Unis et aux Bermudes.

a) De nouvelles priorités par produit

Réassurance Dommages : un rééquilibrage significatif

Le groupe va continuer à réduire ses expositions sur le marché américain avec une baisse des primes d’environ 30% en 2003 par rapport à 2002. La baisse concernera en priorité les activités de souscription dans les branches longues (notamment les affaires facultatives RC) aux Etats-Unis. Par ailleurs, SCOR va poursuivre une croissance sélective en Europe et en Asie/Pacifique et diminuer ses engagements dans les pays émergents les moins prometteurs.

Réassurance de Personnes : la poursuite de la croissance

Dans un environnement de marché porteur, SCOR se situe d’ores et déjà parmi les principaux acteurs de référence. Le groupe souhaite renforcer son leadership sur les marchés latins (France, Italie, Espagne, Amérique Latine), en Belgique et en Suisse, où il se situe parmi les tous premiers intervenants et continuer d’asseoir son positionnement en Allemagne, au Canada et aux Etats-Unis ; il entend appliquer une politique opportuniste de croissance sur les autres marchés.
En matière de produits, les priorités sont données aux garanties dites longues (décès, dépendance, rentes, etc.), avec un désengagement progressif des produits court terme (maladies, incapacité) non rentables.

Réassurance de Spécialités :

Un renforcement ciblé en grands risques d’entreprises
La division Business Solutions entend renforcer son leadership dans le domaine des grands risques industriels à partir de ses quatre principaux centres mondiaux (Paris, New-York, Londres et Hong Kong). En attendant la reprise des investissements dans les secteurs nouvelles technologies et espace, les développements de SCOR porteront principalement sur les branches énergie, construction, services et grands projets.

Le Groupe réduira également fortement son activité en responsabilité civile aux Etats-Unis et axera sa croissance sur les branches à développement court. La baisse du chiffre d’affaires aux Etats-Unis devrait être compensée par un développement sur les autres marchés.

Une très forte réduction des engagements en réassurance non traditionnelle
La réduction de l’activité de Commercial Risk Partners, entamée dès le 1er semestre 2002, va être très significative et portera principalement sur les secteurs ayant généré les pertes enregistrées au cours de cet exercice. Cette filiale se consacrera dorénavant au développement de son activité traditionnelle de réassurance de risques à engagements plafonnés qui lui a permis, sur la période 1991-2000, de dégager des résultats positifs constants. La réduction globale attendue de l’activité est de 80 % à fin 2003 par rapport à 2001.

Un recentrage de l’activité Crédit Caution
SCOR a réduit significativement son volume d’activité en caution aux Etats-Unis depuis fin 2000 et a arrêté définitivement ses souscriptions en réassurance de dérivés de crédit en novembre 2001.

Le Groupe va désormais concentrer son activité sur l’assurance-crédit traditionnelle et particulièrement en Europe, région où, traditionnellement, SCOR a dégagé des résultats bénéficiaires. La réduction globale du chiffre d’affaires devrait être de l’ordre de 70% en 2003 par rapport à 2001.

b) Une exposition aux risques américains qui va décroître rapidement

Deux zones prioritaires, l’Europe et l’Asie-Pacifique, seront privilégiées, avec dans le même temps une forte contraction des activités aux Etats-Unis et aux Bermudes.

Après l’arrêt des souscriptions dans les secteurs de la caution et de la santé (fin 2000) et du Program Business (fin 2001), la contraction de l’activité du groupe aux Etats-Unis va se poursuivre, notamment en responsabilité civile et sur les branches longues. La réduction globale attendue de l’activité est de plus de 30 % en 2003 par rapport à 2001.

c) Une réallocation du capital découlant des priorités de souscription

Le capital sera réalloué prioritairement vers les domaines de souscription identifiés comme offrant les perspectives de résultat les plus immédiates, où traditionnellement le Groupe a démontré ses savoir-faire.

III.2. Le plan de redressement passe également par la reconfiguration du groupe SCOR qui sera annoncée d’ici à fin janvier 2003

L’organisation du Groupe sera adaptée aux nouveaux objectifs mentionnés ci-dessus.

L’amélioration de l’efficience du Groupe passera par une réduction des frais généraux d’au moins 15 % sur deux ans, ce qui permettra d’adapter notre organisation au niveau de primes souscrites.

Ce plan de redressement impliquera l’optimisation des implantations géographiques, des compétences et des équipements, et s’accompagnera d’un renforcement substantiel du contrôle des risques.

Ainsi, le département du Contrôle des Risques et le Service Groupe d’Audit Interne sera restructuré et renforcé, notamment par la nomination d’un Chief Reserving Actuary, et la définition des centres de responsabilité sera revue. Le dispositif existant de communication financière fera également l’objet d’un examen approfondi.

Cette réorganisation passera également par une nouvelle définition des lignes de responsabilité, et par une gestion actif-passif (ALM) privilégiant la sécurité – en cohérence avec le nouveau profil de risque du Groupe.

Enfin, des mesures seront également prises pour renforcer le gouvernement d’entreprise. SCOR prépare ainsi l’adaptation de ses structures aux meilleures pratiques de marché en la matière, notamment aux dispositions de la loi américaine Sarbanes-Oxley et aux recommandations du rapport Bouton sur le gouvernement d’entreprise. Des décisions seront annoncées dès le début de l’année 2003. Une mission de réflexion ayant pour objectif l’amélioration du fonctionnement de toutes les instances du groupe a été confiée à Allan Chapin, administrateur indépendant du groupe SCOR.

III.3. Le plan de redressement devrait permettre de satisfaire les contraintes et d’atteindre les objectifs financiers restaurant la rentabilité dès 2003

Il s’agit tout d’abord d’augmenter dès 2003 notre niveau de solvabilité avec comme objectif d’atteindre un ratio capitaux permanents / primes nettes compris entre 40 % et 50 %.

Notre politique de souscription est également encadrée par des contraintes fortes : pour 2003, celles-ci consisteront en un ratio combiné net inférieur à 96 % en dommages, en un ratio combiné net inférieur à 95 % en grands risques d’entreprises, ainsi qu’en une marge d’exploitation supérieure à 3 % en vie.

Compte tenu des perspectives et du contexte de marché, ce plan de redressement, conjugué à l’augmentation de capital, devrait permettre de renouer avec la rentabilité dès 2003 en nous fixant un objectif de ROE (après provisions d’égalisation et après impôts) supérieur à 10 %.

Perspectives

Au total, le bilan de SCOR a été entièrement revu de manière approfondie et toutes les conséquences en ont été tirées dans les comptes au 30/09/2002.

Le plan de redressement a comme objectifs :

le retour à la rentabilité dès 2003,
et des performances élevées en 2004 et 2005.
Pour le mettre en œuvre sans délai, SCOR doit retrouver un niveau de fonds propres comparable à celui au 31/12/2001. Pour la première fois depuis 1985, SCOR va donc solliciter ses actionnaires afin de réaliser une augmentation de capital qui va permettre au groupe de :

maintenir ses capacités de souscription dans les domaines d’activité rentables choisis
valoriser le fonds de commerce du groupe, et pérenniser la confiance de ses clients
ce qui devrait favoriser la révision des notations.

Le Conseil a décidé une augmentation de capital destinée à lever un montant compris entre 350 et 400 M€.

Une dizaine d’actionnaires existants a d’ores et déjà indiqué son intention d’exercer ses droits de souscription, voire d’accroître sa participation, ce qui représenterait au total environ la moitié de l’émission envisagée.

S’agissant de ses intentions quant au futur du groupe SCOR, le PDG Denis Kessler a déclaré : « Rétablir la confiance et la rentabilité de SCOR est tout l’objet du plan de redressement. Ce plan a été approuvé par le Conseil d’Administration qui m’a assuré de son plein soutien et mobilise déjà toute l’équipe de direction. L’augmentation de capital à venir permettra de disposer des moyens pour mettre en œuvre ce plan. Il ne lui restera ensuite plus qu’à être dûment exécuté dans les semaines et mois qui vont venir. Et je peux vous assurer qu’il le sera ».

Prochains rendez-vous :

Fin janvier 2003 :

point sur la mise en œuvre effective des mesures stratégiques décrites
annonce des mesures de réorganisation
mise en place d’un nouveau gouvernement d’entreprise
Fin février 2003 :

publication des comptes 2002
point sur les renouvellements 2003
Ce document ne constitue pas une offre de vente de valeurs mobilières aux Etats Unis. Les valeurs mobilières auxquelles ce document fait référence n’ont pas été et ne seront pas enregistrées auprès des autorités boursières aux Etats-Unis. A défaut d’avoir été enregistrées ou de bénéficier d’une exemption d’enregistrement, les valeurs mobilières ne peuvent être offertes ou vendues aux Etats-Unis.
Certaines informations contenues dans ce communiqué portant sur les projets, objectifs et prévisions de SCOR sont de nature prospective et sont basées sur les hypothèses et prévisions de la direction de SCOR, qui sont fondées sur les informations actuellement à sa disposition. Ces informations de nature prospective sont soumises à des facteurs de risques et d’incertitude et les résultats ou événements réels sont susceptibles de différer sensiblement des informations prospectives fournies. Des précisions sur ces facteurs de risques et d’incertitude sont données dans le rapport annuel de la société.

Retransmission Internet Audio en direct : En français à 9h C.E.T.
En anglais à 11h C.E.T.
Ces conférences seront disponibles en différé sur notre site, le 18 novembre dans l’après-midi.

La réécoute en différé des conférences sera également disponible par téléphone jusqu’au 31 décembre : En français dès 10h30 C.E.T. en composant le :
+ 44 208 288 44 59, code d’accès : 110 122
En anglais dès 12h30 C.E.T. en composant le :
+ 44 208 288 44 59, code d’accès : 793 072

Pierre Perrin-Monlouis
Pierre Perrin-Monlouis
Fondateur de Rente et Patrimoine (cabinet de gestion de patrimoine), Pierre Perrin-Monlouis est un analyste et trader pour compte propre. Il vous fait profiter de son expérience en trading grâce à ses analyses financières et décrypte pour vous les actualités des marchés. Son approche globale des marchés combine à la fois l'analyse technique et l'analyse fondamentale sur l'ensemble des marchés : crypto, forex, actions et matières premières.
ARTICLES SIMILAIRES