Ko te kōrero mō Philippe Crouzet, mai i Saint-Gobain ki te perehitini o Vallourec

Philippe Crouzet a présidé le directoire de Vallourec, le spécialiste français des tubes sans soudure, de 2009 à 2020. Né le 18 octobre 1956 à Neuilly-sur-Seine, major de sa promotion à l’ENA, passé par le Conseil d’État puis par plus de vingt ans de carrière chez Saint-Gobain, il a pris la tête de Vallourec au sommet d’un cycle pétrolier, avant de traverser l’une des pires crises de l’histoire du groupe. Son parcours est un cas d’école pour comprendre les valeurs cycliques et les risques liés à l’endettement.

Formation : Sciences Po, l’ENA et le Conseil d’État

Élève du lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, Philippe Crouzet est diplômé de Sciences Po Paris (1976, section Service public). Il entre ensuite à l’École nationale d’administration, dont il sort major de sa promotion en 1981. Il commence sa carrière au Kaunihera o te Whenua, comme auditeur puis maître des requêtes.

En 1983, il épouse Sylvie Hubac, haute fonctionnaire qui sera notamment directrice du cabinet du président de la République François Hollande de 2012 à 2015.

Vingt-deux ans chez Saint-Gobain (1986-2008)

En 1986, Philippe Crouzet rejoint Saint-Gobain, alors dirigé par Jean-Louis Beffa, comme directeur du plan. Il y occupe des fonctions variées, à la fois opérationnelles et financières :

  • 1989-1992 : directeur général des papeteries de Condat ;
  • 1992-1996 : délégué général pour l’Espagne et le Portugal ;
  • mai i te 1996 : directeur de la branche céramiques industrielles ;
  • mai i te 2000 : directeur général adjoint chargé des finances, des achats et de l’informatique, puis du pôle Distribution bâtiment.

Ce parcours lui donne une expérience complète des groupes industriels mondiaux : gestion d’usines, pilotage financier, distribution. Pour mieux comprendre l’entreprise qui l’a formé, voir notre analyse de l’Ngā hea o Saint-Gobain.

2009 : la prise de fonctions chez Vallourec

En avril 2008, Philippe Crouzet entre au conseil de surveillance de Vallourec ; un an plus tard, en 2009, il est nommé président du directoire. Son mandat est renouvelé pour quatre ans en mars 2012. Il est également administrateur d’EDF à partir de 2009, pour cinq ans, et y préside le comité de suivi des engagements nucléaires.

Vallourec est alors au sommet. Le groupe fabrique des tubes en acier sans soudure, utilisés principalement pour les forages pétroliers et gaziers (les tubes dits OCTG), mais aussi pour les centrales électriques et l’industrie. Avec un baril durablement élevé, la demande est forte et le titre fait partie des valeurs vedettes de la Bourse de Paris.

2009-2014 : investir pour la croissance

La stratégie de la période consiste à renforcer la présence de Vallourec dans les zones de forte croissance de la production d’hydrocarbures : Brésil (avec une nouvelle aciérie et un laminoir construits en partenariat avec le japonais Sumitomo), États-Unis (où l’essor du gaz et du pétrole de schiste soutient la demande) et Moyen-Orient. Ces investissements augmentent les capacités et l’endettement du groupe, dans l’idée que la demande restera soutenue.

En 2010, sa rémunération est estimée à 2,73 millions d’euros, un montant critiqué par une partie des actionnaires, selon la presse de l’époque, qui jugent la stratégie trop ambitieuse.

2014-2020 : la crise pétrolière et la descente aux enfers boursière

La chute brutale du prix du pétrole à partir de la seconde moitié de 2014 change tout. Les compagnies pétrolières réduisent massivement leurs investissements de forage, les volumes et les prix des tubes s’effondrent, et Vallourec, chargé de coûts fixes et de dettes, enchaîne les pertes. Le groupe lance des plans d’économies et de réduction des capacités, notamment en Europe.

En 2016, Vallourec réalise une augmentation de capital d’environ un milliard d’euros, avec l’entrée de Nippon Steel & Sumitomo Metal et le soutien de Bpifrance, actionnaire public. Cette opération permet de passer le cap, au prix d’une forte dilution des actionnaires existants.

La période est aussi marquée par le dossier de l’aciérie d’Ascoval, à Saint-Saulve (Nord), dont Vallourec était actionnaire et client. Le rôle du groupe dans les tentatives de reprise du site a été vivement critiqué, notamment dans le documentaire Ascoval, la bataille de l’acier d’Éric Guéret.

Philippe Crouzet quitte le directoire en 2020. Édouard Guinotte lui succède.

Après Crouzet : restructuration et nouveau départ

En 2021, Vallourec mène une restructuration financière lourde : une large partie de sa dette est convertie en capital, et des créanciers, dont le fonds Apollo, deviennent actionnaires de référence. Les anciens actionnaires sont très fortement dilués. Sous la direction de Philippe Guillemot, nommé en 2022, le groupe ferme ses usines allemandes, se recentre sur ses sites les plus rentables (Brésil, États-Unis) et réduit fortement sa dette. En 2025, ArcelorMittal a annoncé l’acquisition de la participation d’environ 28 % détenue par Apollo.

Pour suivre la situation actuelle du groupe, ses résultats et ses perspectives, consultez notre analyse de l’action Vallourec.

Les leçons pour l’investisseur

Le parcours de Vallourec pendant le mandat de Philippe Crouzet est l’un des exemples les plus étudiés de la Bourse de Paris. Quatre enseignements :

  1. Une valeur cyclique se juge sur le cycle complet. Les bénéfices records d’un pic de cycle ne sont pas durables. Valoriser un groupe comme Vallourec sur ses résultats de 2008 ou 2013, c’était oublier que le prix du pétrole pouvait chuter.
  2. La dette amplifie tout. En phase haute, elle dope la croissance ; en phase basse, elle menace la survie. Le ratio dette nette sur résultat opérationnel avant amortissements (EBITDA) est un indicateur clé à surveiller.
  3. Les augmentations de capital et conversions de dette diluent. Un actionnaire qui conserve ses titres pendant une restructuration peut perdre l’essentiel de sa mise, même si l’entreprise survit.
  4. La gouvernance compte. Un directoire contrôlé par un conseil de surveillance, avec un actionnaire public au capital, ne protège pas des erreurs de stratégie.

Pour investir sur des valeurs cycliques, mieux vaut diversifier et éviter la concentration. Les particuliers utilisent généralement un PEA ou un compte-titres chez un courtier en ligne ; notre Avis eToro présente les frais et le fonctionnement d’une plateforme courante. Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement.

Philippe Crouzet en dates clés

tau Atamira
1956 Naissance à Neuilly-sur-Seine (18 octobre)
1981 Sortie de l’ENA, major de promotion ; entrée au Conseil d’État
1986 Entrée chez Saint-Gobain
2000 Directeur général adjoint de Saint-Gobain
2008 Membre du conseil de surveillance de Vallourec
2009 Président du directoire de Vallourec ; administrateur d’EDF
2012 Mandat renouvelé pour quatre ans
2016 Augmentation de capital avec Nippon Steel et Bpifrance
2020 Quitte la présidence du directoire

FAQ

Quand Philippe Crouzet a-t-il dirigé Vallourec ?

Il a présidé le directoire de Vallourec de 2009 à 2020, après avoir siégé à son conseil de surveillance à partir d’avril 2008.

Pourquoi l’action Vallourec a-t-elle chuté pendant son mandat ?

Principalement à cause de l’effondrement du prix du pétrole à partir de 2014, qui a réduit la demande de tubes pour les forages, alors que le groupe était fortement endetté après ses investissements de croissance.

Quel était le parcours de Philippe Crouzet avant Vallourec ?

Major de l’ENA en 1981, il a commencé au Conseil d’État avant de passer plus de vingt ans chez Saint-Gobain, jusqu’au poste de directeur général adjoint.

Whakaahua o te kaituhi

 

Kaihokohoko & Kaitātari Pūtea
Ko Cristina Balan te kaiwhakaū o BK SEO Marketing me ngā papaaho Edubourse.com me TraderFrancophone.fr. Neke atu i te 16 tau ōna wheako ki ngā mākete pūtea, te whanaketanga pakihi, me te hokohoko matihiko o te ao. He tauira ia nō te Kura Pakihi ESCP me te Whare Wānanga o Aarhus, he tohu nā te AMF (French Financial Markets Authority) ā, kei a ia te tohu CFA Level I, kua mau ia i ngā tūranga whakahaere rautaki, inā koa ko te Kaiwhakahaere Hoko Pākehā i Admirals me te Upoko Hoko i [Company Name]. XTBI ēnei rā, ko ia te kaihoahoa me te tirotiro i ngā ihirangi, ngā tātari me ngā rautaki mō ngā kaipupuri moni me ngā pakihi, me te whai i tētahi whāinga mārama: ki te tuku i ngā mōhiohio pono, hanganga, me te wātea hoki, e ahu mai ana i te tohungatanga tūturu ki ngā mākete me ngā take matihiko.