Recevoir des revenus sans vendre ses titres, voilà ce que promettent les dividendes — encore faut-il savoir combien ils rapportent vraiment, année après année, une fois la flat tax prélevée. Ce calculateur de dividendes projette vos revenus passifs à partir de trois données : votre capital, le rendement en dividende et la durée. Le réinvestissement des dividendes est activable en un clic, et le graphique montre la trajectoire du capital et du revenu annuel.
Voir le détail année par année
| Année | Capital (fin d'année) | Dividendes bruts | Dividendes nets | Revenu mensuel net |
|---|
Dividendes nets = bruts après flat tax de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux, 2026 — vérifié le 24/10/2026). Le réinvestissement porte sur le montant net. Dans un PEA, les dividendes sont exonérés d'impôt sur le revenu après 5 ans (hors prélèvements sociaux).
Comment fonctionne le calculateur
Chaque année, le capital produit un dividende brut égal au rendement saisi. Ce dividende est taxé à la flat tax de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) : c’est le montant net qui compte pour votre train de vie. Si le réinvestissement est activé, le dividende net est réinjecté dans le capital en fin d’année — et produit lui-même des dividendes l’année suivante. C’est le même moteur que les intérêts composés, appliqué aux revenus des actions.
Avec 10 000 € à 4 % et réinvestissement annuel, le premier versement net est de 274 €, le vingtième approche 472 € et le capital a presque doublé, à plus de 17 000 €. Sans réinvestissement, le revenu reste plat : 274 € nets par an pendant vingt ans, le capital n’ayant pas bougé.
Dividendes bruts ou nets : la part du fisc
Le rendement affiché par les sociétés et les index est toujours un taux brut. La flat tax prélève 31,4 % de ce flux en compte-titres ordinaire. Concrètement, un rendement de 4 % devient 2,74 % net d’impôt. Cette décote est centrale pour estimer un revenu passif réel : viser « 1 000 € par mois de dividendes » suppose donc environ 4 500 € de dividendes bruts mensuels… soit un capital de l’ordre de 1,35 million d’euros à 4 % brut. Les règles de fiscalité du trading et des revenus de capitaux suivent la même logique de flat tax.
Deux enveloppes changent la donne : dans un PEA, les dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans (hors prélèvements sociaux de 18,6 %), et l’assurance-vie diffère l’imposition. Le calculateur applique le cas général du compte-titres, le plus contraignant.
Quel rendement en dividende viser ?
Les grandes valeurs du CAC 40 versent le plus souvent entre 3 % et 6 % de leur cours. Au-delà de 7-8 %, la prudence s’impose : un rendement très élevé peut refléter un cours en chute ou un dividende menacé. Un portefeuille diversifié type ETF distribue 2 à 3 %, tandis que les indices « dividendes » (type FTSE or internationaux) montent à 3-5 %. Le meilleur test reste de comparer plusieurs hypothèses dans le simulateur : passez le rendement de 3 % à 5 % et observez l’effet sur le revenu de la vingtième année.
Le rendement n’est pas tout, non plus : une société qui verse peu mais réinvestit beaucoup peut créer plus de valeur qu’une rente à rendement élevé. Pour un portefeuille axé sur la croissance du capital plutôt que sur les coupons, la voie des ETF monde complète utilement la stratégie de revenus.
Exemple chiffré : construire 500 € nets par mois
Objectif : 500 € nets par mois, soit 6 000 € nets par an, soit environ 8 746 € bruts à 4 % de rendement. Deux trajectoires sortent du calculateur :
- Sans réinvestissement : il faut d’emblée environ 218 000 € de capital. Le revenu est immédiat, mais ne croît jamais.
- Avec réinvestissement : en partant de 100 000 €, le revenu net passe de 2 744 € la première année à environ 4 690 € après vingt ans — et le capital dépasse 168 000 €. Compléter par des versements réguliers raccourcit encore l’échéance, comme le montre le simulateur d’objectif d’épargne.
C’est toute la différence entre un revenu déjà installé et un revenu en construction. Le réinvestissement coûte un effort de discipline, pas d’argent : les dividendes reviennent de toute façon, il suffit de ne pas les dépenser.
Questions fréquentes
Le calculateur tient-il compte de l’abattement de 40 % sur les dividendes ?
Non, et c’est volontaire : l’abattement de 40 % ne s’applique que si vous optez pour le barème progressif. Le calculateur applique le régime par défaut (flat tax 31,4 %), celui de la grande majorité des foyers.
Les dividendes sont-ils versés chaque année ?
La plupart des sociétés versent une fois par an ou en plusieurs acomptes ; certaines actions américaines paient chaque trimestre, voire chaque mois. Le simulateur raisonne en total annuel, quel que soit le calendrier de versement.
Le rendement en dividende est-il garanti ?
Non. Un dividende peut être réduit, suspendu, et le cours de l’action fluctue. Le simulateur projette un rendement moyen constant : testez plusieurs scénarios, y compris pessimistes, avant de bâtir un plan de revenus.
Quel capital faut-il pour vivre des dividendes ?
Pour remplacer un salaire de 2 000 € nets par mois, soit 24 000 € nets par an, il faut environ 875 000 € de capital à 4 % brut en compte-titres. Dans un PEA arrivé à maturité, la facture d’impôt sur le revenu disparaît et le capital nécessaire baisse d’autant.
Dividendes nets = bruts après flat tax de 31,4 % (2026 — vérifié le 24/10/2026, service-public.fr). Projections indicatives, sans valeur de conseil : le dividende n’est pas garanti.