Inpex est le premier producteur japonais de pétrole et de gaz, l’opérateur du géant australien de GNL Ichthys — l’un des plus grands projets énergétiques de l’hémisphère Sud — et l’une des rares valeurs de rendement du secteur énergétique asiatique. Cotée à Tokyo sous le ticker 1605 et composante du Nikkei 225, la société traverse remarquablement la volatilité géopolitique de 2026 : semestre record, objectifs relevés à trois reprises et rachats d’actions massifs. Cette fiche présente le cours en temps réel, les résultats, le dividende et la manière d’investir depuis la France.
Cours de l’action Inpex en temps réel
Le cours de l’action Inpex s’établit actuellement à 3 860,00 ¥ (yens), avec une variation de -1,46 % sur la séance. Environ 5 536 100 titres ont été échangés aujourd’hui, et sur les douze derniers mois, le titre évolue entre 2 758,00 ¥ et 4 955,00 ¥ yen.
À l’automne 2026, l’action cotait autour de 3 860 yens, pour une capitalisation d’environ 2 300 milliards de yens. Le titre suit le prix du pétrole et du GNL, amorti par la diversification australienne et les couvertures du groupe.
Données de marché et historique, mis à jour automatiquement
1605.T · Tokyo| Exercice clos le | Chiffre d’affaires | Résultat net |
|---|---|---|
| 2025-12-31 | 2 011,35 Md ¥ | 93,00 Md ¥ |
| 2024-12-31 | 299,75 Md ¥ | 261,99 Md ¥ |
| 2023-12-31 | 2 164,52 Md ¥ | 321,71 Md ¥ |
| 2022-12-31 | 2 324,66 Md ¥ | 231,66 Md ¥ |
| Date de détachement | Montant par action |
|---|---|
| 2026-06-29 | 56,000 ¥ |
| 2025-12-29 | 50,000 ¥ |
| 2025-06-27 | 50,000 ¥ |
| 2024-12-27 | 43,000 ¥ |
| 2024-06-27 | 43,000 ¥ |
| 2023-12-28 | 37,000 ¥ |
| 2023-06-29 | 37,000 ¥ |
| 2022-12-29 | 32,000 ¥ |
Source : Yahoo Finance, données collectées par le serveur (date de collecte indiquée sous chaque bloc). Données indicatives, ne constituent pas un conseil en investissement.
Inpex : présentation de l’entreprise
Créée en 1958 comme bras international de la quête japonaise d’hydrocarbures, Inpex concentre son portefeuille sur quelques actifs de premier plan :
- Ichthys, en Australie — la pièce maîtresse : le groupe en est l’opérateur avec environ 62 %, aux côtés de partenaires asiatiques et australiens ; le champ alimente un complexe de liquéfaction de GNL dont les volumes partent massivement vers le Japon, premier importateur mondial de gaz ;
- Le Moyen-Orient : les concessions d’Abou Dabi, historiquement rentables, dont les ventes ont baissé en 2026 sous l’effet des perturbations régionales — la fermeture du détroit d’Ormuz ayant momentanément réduit les expéditions ;
- Les projets de croissance : l’acquisition de 10 % du projet australien Browse à PetroChina en mai 2026, les positions dans le shale australien de Beetaloo — un gisement potentiel de gaz pour une future unité supplémentaire d’Ichthys — et le projet indonésien Abadi, dont la décision d’investissement est visée pour 2027.
Résultats : l’année de tous les records annoncés
La séquence 2026 est spectaculaire :
- Exercice 2025 (publié le 12 février 2026) : chiffre d’affaires de 2 011 milliards de yens (−11 %, volumes d’Abou Dabi en retrait) et résultat net de 394 milliards de yens (−8 %) — le prix du baril ayant partiellement compensé ;
- Premier semestre 2026 (publié le 7 août) : résultat net de 263 milliards de yens, record historique pour un premier semestre, Ichthys tournant à plein régime ;
- Objectifs relevés trois fois : la guidance de résultat net 2026 est passée de 350 milliards de yens en février à 450 en mai, puis 510 milliards en août — un record absolu si elle est atteinte.
Cette trajectoire illustre la force du modèle : un actif générateur de cash massif, des prix énergétiques soutenus par les tensions régionales, et une discipline financière qui transforme chaque dollar de sursis en rendement pour l’actionnaire.
Dividende Inpex : rendement et rachats
Le dividende progresse avec les profits : 100 yens versés au titre de 2025, 112 yens prévus pour 2026 (+12 %), soit un rendement d’environ 2,9 % au cours actuel. À cela s’ajoute un rachat d’actions de 140 milliards de yens autorisé en août 2026 — près de 4,3 % du capital —, qui suit un premier programme de 100 milliards achevé en janvier : la rémunération totale de l’actionnaire, dividende et rachat confondus, représente environ la moitié du bénéfice attendu. Le solde finance la croissance — Browse, Beetaloo, Abadi. Pour un résident français : retenue à la source de 15 % sur les dividendes (convention franco-japonaise, imputable), achat en compte-titres ordinaire, le Japon n’étant pas éligible au PEA.
Histoire : la quête énergétique d’un pays sans pétrole
L’histoire d’Inpex est celle du Japon lui-même : un archipel dépourvu d’hydrocarbures, dont la sécurité énergétique dépend de participations disséminées à travers la planète. Créée en 1958 comme société publique de participation dans l’exploration internationale, l’entreprise grandit au fil des décennies en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient et en Australie, fusionnant en 2006 avec le pôle Exploration-Production de Teikoku Oil pour devenir le champion national du secteur. Le pari du siècle est australien : dès les années 2000, le groupe identifie les ressources d’Ichthys, engage une décennie de développement et des dizaines de milliards de dollars d’investissement, et met en production en 2018 un complexe GNL qui fournit désormais une part significative des importations japonaises de gaz. Cette trajectoire fait d’Inpex une rareté boursière : une société japonaise dont la fortune se joue dans les bassins sédimentaires de l’hémisphère Sud, à la merci des géopolitiques du détroit d’Ormuz et des cycles du baril.
Le marché du GNL : la commodité stratégique de la décennie
Le gaz naturel liquéfié est devenu la commodité énergétique la plus stratégique du début de décennie. La demande asiatique — Japon, Corée, Chine, Asie du Sud-Est en croissance — se heurte à une offre contrainte : les grands projets de liquéfaction lancés après la crise ukrainienne ne produiront massivement qu’à la fin de la décennie, et les tensions au Moyen-Orient ont rappelé la fragilité des routes traditionnelles. Dans cet entre-deux, les projets opérationnels — dont Ichthys — jouissent d’un régime de faveur : contrats longs indexés sur le pétrole pour l’essentiel, volumes recherchés par les acheteurs asiatiques soucieux de diversification, et prix spot volatils qui valorisent la production contractuelle. Pour Inpex, cette conjoncture a une traduction directe dans les comptes : chaque trimestre de tension géopolitique renforce mécaniquement la valeur des volumes australiens. À moyen terme, la question est celle de la relève : les extensions d’Ichthys — le gaz de Beetaloo, les discussions autour d’une unité supplémentaire — et les nouveaux projets comme Abadi dessineront la décennie 2030 du groupe.
Ce que le premier semestre 2026 révèle de la résilience
La publication du 7 août 2026 mérite une lecture attentive, car elle a démontré la solidité du modèle sous choc. Le semestre a cumulé deux mauvaises nouvelles — la fermeture du détroit d’Ormuz réduisant les expéditions d’Abou Dabi d’environ 30 %, et un baril en forte volatilité — et pourtant le résultat net s’établit à 263 milliards de yens, record historique pour un premier semestre. L’explication tient en trois mécaniques : la production australienne, sans incident, a tourné à son régime optimal ; les prix réalisés, contractuels et indexés, ont amorti la volatilité du spot ; et le change du yen faible a dopé la traduction des revenus en dollars. Le relèvement de la guidance à 510 milliards de yens a consacré cette lecture — et justifié le rachat d’actions supplémentaire décidé le même jour.
Analyse : le pétrole japonais, entre risque et rendement
Le dossier Inpex concentre les deux faces de l’énergie en 2026. À l’actif : un actif central de classe mondiale dont la production est contractualisée vers le Japon sur des décennies, une rentabilité record, une politique actionnariale généreuse et des options de croissance GNL dans un monde qui en manque. Au passif : l’exposition à la géopolitique du Moyen-Orient — la fermeture d’Ormuz a montré la fragilité des volumes d’Abou Dabi —, la cyclicité du prix des hydrocarbures, et le très long terme de la transition énergétique, que le groupe aborde par le projet d’hydrogène et d’ammoniac propre de Kashiwazaki avec JGC. La valeur convient à un profil énergie-dividende, en conscience du cycle. Ces éléments ne constituent pas une recommandation d’investissement.
Inpex en cinq chiffres à retenir
- environ 62 % : la participation d’Inpex dans Ichthys, dont elle est l’opérateur ;
- 263 milliards de yens : le résultat net du premier semestre 2026, record ;
- 510 milliards de yens : l’objectif annuel relevé en août, record absolu ;
- 112 yens par action : le dividende prévu, pour un rendement d’environ 2,9 % ;
- 140 milliards de yens : le rachat d’actions en cours, environ 4,3 % du capital.
Ces repères résument une valeur énergétique en pleine année record, dont le cash irrigue simultanément dividende, rachats et croissance.
Les jalons qui feront bouger le titre
Pour l’investisseur qui suit Inpex, quatre rendez-vous structurent l’année. Les résultats de février d’abord, où la direction fixe la guidance initiale et les programmes actionnariaux de l’année — le marché y lit le niveau de confiance du management sur les prix. Les trimestres de mai et août ensuite, occasions de relever — ou non — cette guidance : en 2026, les deux relèvements successifs ont chacun propulsé le titre. Le calendrier des projets enfin : chaque décision d’investissement sur Abadi, chaque avance sur Beetaloo ou Browse, déplace l’horizon de croissance au-delà du cycle. À ces rendez-vous s’ajoutent les variables externes — prix du baril, tensions ormoziennes, change du yen — que l’investisseur suivra d’autant plus facilement que le secteur est abondamment documenté par la presse spécialisée. Une grille de lecture simple pour une valeur dont la thèse tient en une phrase : le plus grand GNL japonais, en année record, qui rend massivement son cash.
Comment acheter l’action Inpex depuis la France ?
Le titre cote à Tokyo en yens ; l’achat se fait dans un compte-titres ordinaire — le Japon n’étant pas éligible au PEA :
- Vérifiez l’accès à la Bourse de Tokyo auprès de votre courtier ;
- Recherchez le titre sous le code 1605 ;
- Passez un ordre à cours limité, la séance de Tokyo ouvrant tôt le matin en heure d’Europe ;
- Intégrez la fiscalité : retenue à la source de 15 % sur les dividendes, imputable via la convention franco-japonaise, puis imposition française selon votre régime.
La position, compte tenu de la corrélation au pétrole, se calibre comme toute exposition énergétique : en tranche du portefeuille actions, pas en cœur défensif. Le dividende est versé semestriellement ; les résultats annuels de février et semestriels d’août sont les rendez-vous où guidance et programmes actionnariaux sont actualisés.
FAQ : questions fréquentes sur l’action Inpex
Qu’est-ce qu’Ichthys ?
Un des plus grands projets de GNL au monde, en mer au large de l’Australie : le gaz est extrait, acheminé par pipeline jusqu’à Darwin, y est liquéfié puis expédié vers le Japon et l’Asie. Inpex en est l’opérateur avec environ 62 %.
Quel est le rendement du dividende ?
Environ 2,9 % au cours d’octobre 2026, sur la base de 112 yens prévus — auxquels s’ajoutent les rachats d’actions, qui portent la rémunération totale de l’actionnaire autour de la moitié du bénéfice.
Peut-on acheter Inpex dans un PEA ?
Non : la valeur est japonaise ; l’achat se fait en compte-titres ordinaire avec change en yens.
Le titre est-il corrélé au prix du pétrole ?
Oui, fortement, mais avec un amortisseur : la majeure partie des volumes d’Ichthys est vendue sous contrats longs indexés sur le baril avec décalage, ce qui lisse les variations — le titre bouge avec le pétrole, mais en volatilité réduite par rapport aux producteurs purs du spot.
La fermeture du détroit d’Ormuz a-t-elle touché le groupe ?
Oui : les ventes des concessions d’Abou Dabi ont baissé d’environ 30 % au premier semestre 2026 en raison de la fermeture du détroit — un choc absorbé par la montée en puissance d’Ichthys et les prix, le semestre restant un record.
Quelle est la part du gaz dans la production ?
Dominante et croissante : le GNL d’Ichthys constitue l’essentiel de la valeur du groupe, complété par les liquides du même projet — un profil majoritairement gazier qui correspond à la demande japonaise et asiatique de la décennie.
Quels sont les projets de croissance ?
Le projet australien Browse (10 % acquis en mai 2026), le shale de Beetaloo comme source potentielle de gaz pour une extension d’Ichthys, et le projet indonésien Abadi dont la décision finale d’investissement est visée pour 2027.
Le groupe investit-il dans la transition énergétique ?
Oui, à sa manière : le projet d’hydrogène et d’ammoniac propre de Kashiwazaki, mené avec l’ingénieur JGC, vise à transformer un site industriel historique en plateforme de production décarbonée — une option sérieuse sur la décennie 2030.
Quel est le prochain rendez-vous de publication ?
Les résultats du troisième trimestre sont attendus en novembre 2026, avec un point sur l’exécution de la guidance record.
Cette fiche a un but purement informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; tout investissement en actions présente un risque de perte en capital.
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