GSK est l’un des grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux, né en 2022 de la scission de GlaxoSmithKline : la santé grand public est partie chez Haleon, tandis que GSK s’est recentré sur les vaccins, les médicaments de spécialité et les maladies infectieuses, dont le VIH via sa filiale ViiV Healthcare. Cotée à Londres sous le ticker GSK et membre du FTSE 100, l’action séduit notamment pour son rendement. Cette fiche détaille le cours en direct, les résultats du groupe, son dividende, le contentieux Zantac désormais largement refermé et la manière d’investir depuis la France.
Cours de l’action GSK en temps réel
Le cours de l’action GSK s’établit actuellement à 18,94 £, avec une variation de -1,07 % sur la séance. Environ 600 050 titres ont été échangés aujourd’hui, et sur les douze derniers mois, le titre évolue entre 15,92 £ et 22,82 £ pence.
À l’automne 2026, l’action cote autour de 1 895 pence (environ 22 livres), vers le haut de sa fourchette de douze mois, après une année marquée par le rebond des ventes de vaccins et la résorption du contentieux Zantac. La capitalisation du groupe dépasse les 70 milliards de livres. Notons que GSK a réalisé fin 2025 une consolidation de ses actions, ce qui explique certaines divergences entre les historiques de cours affichés par les différents sites financiers.
GSK : présentation du laboratoire
Depuis la scission de juillet 2022, GSK est un pure player de la biofarmacie organisé autour de trois piliers :
- Les médicaments de spécialité, premier moteur de croissance : oncologie (Jemperli, Blenrep…), immunologie-inflammation, et surtout le VIH via ViiV Healthcare, détenue à 76,5 %, dont les traitements longs-courriers Dovato et Cabenuva dépassent chacun le milliard de livres de ventes annuelles ;
- Les vaccins, avec Shingrix (zona, environ 3,6 milliards de livres en 2025), Arexvy (VRS, premier vaccin contre le virus respiratoire syncytial) et les vaccins méningococciques ;
- Les médicaments généraux, portefeuille mature autour du respiratoire Trelegy, proche des 3 milliards de livres.
Les États-Unis représentent un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires (52 % en 2025), l’Europe environ un quart. Le siège est à Londres, l’effectif d’environ 65 000 personnes, et la direction a changé de main début 2026 : Luke Miels a succédé à Emma Walmsley à la direction générale, avec pour mission de porter le groupe vers l’objectif affiché de plus de 40 milliards de livres de ventes à l’horizon 2031.
Histoire : de GlaxoSmithKline à GSK
GSK est l’héritière de la fusion, en l’an 2000, des britanniques Glaxo Wellcome et SmithKline Beecham, qui avait créé le deuxième laboratoire mondial de l’époque. Vingt ans plus tard, le groupe a choisi de se scinder : en juillet 2022, la santé grand public (Panodil, Sensodyne, Voltarène…) a été détachée dans Haleon, cotée séparément, tandis que la maison mère conservait la pharmacie et les vaccins sous le nom court de GSK. Cette simplification a permis au groupe d’affecter l’intégralité de ses moyens à la biofarmacie, avec un agenda marqué depuis par l’obtention d’autorisations de mise sur le marché et le recentrage géographique sur les marchés à prix élevés.
La R&D, moteur de la valorisation
La valeur de GSK se joue dans son pipeline, et l’année 2025-2026 a été particulièrement féconde : cinq approbations majeures de la FDA en 2025 (Blenrep en oncologie, Exdensur, Nucala dans la BPCO, le vaccin méningococcique pentavalent Penmenvy et Blujepa), suivies à l’automne 2026 de deux avancées significatives : l’autorisation américaine du bepirovirsen contre l’hépatite B chronique, obtenue le 21 octobre 2026 après une première mondiale au Japon, et une extension majeure de Jemperli dans le cancer du rectal. Le groupe a également renforcé son portefeuille par acquisitions ciblées, dont celle de Nuvalent, finalisée en juillet 2026, et investi dans un centre de recherche flagship à Cambridge annoncé à l’été 2026. En parallèle, un plan d’économies de 1,9 milliard de livres par an d’ici à 2029 et une restructuration de son site belge (environ 1 200 postes) illustrent l’effort de productivité qui accompagne cette montée en gamme thérapeutique.
Résultats : croissance à deux chiffres des bénéfices cœur
Les dernières publications confirment une dynamique solide :
- Exercice 2025 (publié le 4 février 2026) : chiffre d’affaires de 32,7 milliards de livres (+4 %, +7 % à change constant), en croissance sur les trois piliers ; bénéfice opérationnel cœur de 9,8 milliards (+11 % à change constant, marge de 29,9 %) ; bénéfice par action cœur de 172 pence (+12 %) ; free cash-flow de 4 milliards ;
- Premier semestre 2026 (publié le 28 juillet) : ventes de 16 milliards de livres, croissance cœur maintenue ; le trimestre a toutefois enregistré une dépréciation de 1,3 milliard sur le candidat camlipixant, arrêté après des essais décevants — rappel utile que la recherche pharmaceutique reste aléatoire ;
- Vaccins : Arexvy repart à la hausse grâce à son extension au Japon chez les adultes de 18 à 59 ans, Shingrix conforte son leadership chez les seniors.
Le troisième trimestre 2026 sera publié le 28 octobre 2026, avec un point d’attention sur la montée en charge des cinq approbations américaines obtenues en 2025-2026, dont deux très récentes : le traitement contre l’hépatite B chronique bepirovirsen, approuvé par la FDA le 21 octobre 2026 après une première mondiale au Japon, et une extension majeure de Jemperli en oncologie rectale.
Les vaccins, un relais de croissance relancé
L’activité vaccins, longtemps tirée par le seul Shingrix, retrouve plusieurs moteurs. Shingrix (zona) a confirmé son statut de bloc-baut avec 3,6 milliards de livres de ventes en 2025, en croissance de 8 %, soutenu par l’élargissement des recommandations chez les adultes immunodéprimés. Surtout, Arexvy, le premier vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS), s’est redéployé : après un démarrage américain plus lent que prévu chez les seniors, la levée des restrictions d’âge aux États-Unis et surtout l’autorisation japonaise chez les adultes de 18 à 59 ans à risque ont relancé la croissance — plus que doublée au deuxième trimestre 2026. Le vaccin est désormais approuvé dans environ 69 marchés, et la franchise méningococcique (environ 1,6 milliard de livres) poursuit sa progression portée par Penmenvy. Pour GSK, l’enjeu des prochaines années sera de faire de la vaccination des adultes une habitude annuelle ou saisonnière, un marché encore largement sous-pénétré par rapport à la pédiatrie.
Zantac : le contentieux qui pesait sur le titre est presque éteint
Pendant des années, le principal frein à l’action GSK fut le contentieux du Zantac (ranitidine), cet antigastrique accusé d’avoir contenu une impureté potentiellement cancérigène. Le groupe a provisionné 1,8 milliard de livres fin 2024 pour financer des règlements, payé 1,2 milliard en 2025, et annoncé avec ses résultats annuels que la « grande majorité » des affaires étaient réglées ou rejetées : il ne restait que 13 dossiers devant les juridictions d’État à fin 2025, ainsi qu’un appel fédéral (onze millions de causes rejetées en première instance en 2022) dont la décision est attendue. Le risque n’est pas strictement nul, mais il est désormais borné — c’est ce désencombrement judiciaire, combiné aux bons résultats, qui explique la remontée du titre en 2026.
Dividende GSK : l’un des rendements du CAC-like britannique
GSK verse un dividende trimestriel, rareté appréciable pour un investisseur en recherche de revenus réguliers. Le dividende de l’exercice 2025 s’est élevé à 66 pence par action, et la direction guide sur 70 pence pour 2026 (17 pence par trimestre) : au cours d’environ 1 895 pence, le rendement ressort autour de 3,5 à 3,7 %. À cela s’ajoute un programme de rachat d’actions de 2 milliards de livres, engagé début 2025 et achevé au premier semestre 2026. Attention toutefois à la fiscalité : les dividendes de sociétés britanniques subissent une retenue à la source et l’action n’est pas éligible au PEA — le rendement net dépend donc de votre situation fiscale personnelle.
Analyse : les atouts et les points de vigilance
Le dossier GSK présente un équilibre intéressant : des moteurs de croissance identifiés (VIH longs-courriers, oncologie, vaccin VRS, pipeline hépatite B), une marge cœur proche de 30 %, un dividende relancé et un contentieux historique quasi soldé. Les points de vigilance sont tout aussi nets : la concentration américaine expose le groupe à la politique fédérale de prix des médicaments — un accord conclu en décembre 2025 avec l’administration américaine a d’ailleurs sécurisé trois ans d’exclusion des nouvelles tarifes douanières en échange de baisses de prix ; la perte de brevets pèsera mécaniquement sur certains produits matures ; et l’échec du camlipixant rappelle le risque d’échec clinique, inhérent au secteur, que connaissent aussi bien Sanofi en France que les laboratoires helvétiques. Ces éléments ne constituent pas une recommandation d’investissement. En poche santé, GSK peut voisiner avec des profils différents, comme Sandoz dans les génériques et biosimilaires.
Comment acheter l’action GSK depuis la France ?
Le titre se traite à Londres en pence, avec une cotation secondaire à New York. Pour un investisseur français, l’achat se fait dans un compte-titres ordinaire (la société étant de droit britannique, elle n’est pas éligible au PEA) :
- Vérifiez l’accès au London Stock Exchange chez votre courtier — la quasi-totalité des courtiers en ligne français le proposent ;
- Recherchez le titre sous le code GSK ;
- Passez un ordre à cours limité : le marché londonien cote en pence, et la liquidité du titre est excellente ;
- Anticipez le change livre/euro et la retenue à la source britannique sur les dividendes, imputable dans la déclaration fiscale française dans le cadre de la convention fiscale entre les deux pays.
Les quatre versements annuels (mars, juin, septembre, décembre) sont crédités automatiquement sur le compte espèces en euros après conversion par le courtier.
FAQ : questions fréquentes sur l’action GSK
GSK verse-t-elle un bon dividende ?
Le dividende 2025 est de 66 pence par action, porté à environ 70 pence en guidance 2026, soit un rendement de 3,5 à 3,7 % au cours d’octobre 2026. Il est versé trimestriellement, en quatre fois.
Peut-on loger GSK dans un PEA ?
Non, la société est de droit britannique : l’action s’achète uniquement dans un compte-titres ordinaire.
Qu’est-ce que ViiV Healthcare ?
La filiale spécialisée dans le VIH, détenue par GSK à 76,5 % avec Pfizer et Shionogi comme minoritaires. Ses traitements longs-courriers injectables (Cabenuva) et ses combinaisons orales (Dovato) dépassent chacun le milliard de livres de ventes annuelles et constituent le socle de croissance du groupe.
Où en est le contentieux Zantac ?
En grande partie refermé : après 1,8 milliard de livres de provisions et 1,2 milliard payés en 2025, il restait 13 dossiers d’État fin 2025 et un appel fédéral en cours. Le risque résiduel est jugé borné par le marché.
Qui dirige GSK depuis 2026 ?
Luke Miels a pris la direction générale début 2026, succédant à Emma Walmsley, restée au groupe pendant la transition de fin 2025.
Quelle est la part des États-Unis dans les ventes ?
Environ 52 % du chiffre d’affaires 2025, ce qui expose le groupe à la réglementation américaine des prix — un accord conclu en décembre 2025 encadre cette exposition pour trois ans.
GSK est-elle exposée à la perte de brevets ?
Oui, comme tous les laboratoires : certains produits matures font face à la concurrence des génériques, ce que le groupe compense par la montée des spécialités (VIH, oncologie) et des nouveaux vaccins.
Pourquoi le titre a-t-il fortement rebondi en 2026 ?
Par la combinaison de trois facteurs : la résorption du contentieux Zantac, la croissance à deux chiffres du bénéfice opérationnel cœur et le relèvement du dividende accompagné d’un rachat d’actions de 2 milliards de livres.
Faut-il s’attendre à d’autres acquisitions ?
La direction privilégie des rachats ciblés de licences et de biotechs, comme Nuvalent finalisée en juillet 2026 ou les actifs oncologiques acquis en 2025-2026, plutôt que les fusions-transformations. L’objectif est d’enrichir le pipeline sans diluer le dividende ni le rachat d’actions.
Quand GSK publiera-t-elle ses prochains résultats ?
Le troisième trimestre 2026 sera publié le 28 octobre 2026.
Cette fiche a un but purement informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; tout investissement en actions présente un risque de perte en capital.
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