Les turbulences politiques en ont un impact direct sur le secteur bancaire national. Après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, suite à la percée de l’extrême droite aux élections européennes, les actions des grandes banques tricolores se sont littéralement effondrées en début de semaine.
Les actions des grandes banques françaises ont subi un véritable krach boursier cette semaine, perdant plus de 20% de leur valeur en seulement deux jours. Les titres de BNP Paribas, les actions Crédit Agricole et Société Générale se sont effondrés suite à la dissolution surprise de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, après la percée de l’extrême droite aux élections européennes.
Cette instabilité politique a engendré d’importantes craintes économiques pour la , où ces banques sont fortement exposées via leurs portefeuilles obligataires. En effet, la hausse des taux français à 3,2%, bien supérieure aux 0,55% allemands, a dévalorisé leurs détentions d’obligations souveraines. De plus, le risque de politiques interventionnistes de la part des partis populistes, avec taxes et restrictions sur les dividendes, pèse lourdement sur les perspectives du secteur bancaire tricolore. Acheter action BNP Paribas, acheter action Crédit Agricole, acheter action Société Générale sont désormais des choix risqués dans ce contexte incertain.
Une Lourde Sanction Boursière
Les titres de poids lourds comme BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale ont essuyé des pertes dépassant les 10% en quelques jours seulement. Une véritable douche froide pour ces institutions fortement exposées au marché français.
Une Crise aux Conséquences Economiques Majeures
Selon , directeur du Portefeuille Actions d’EduBourse, « Cette instabilité politique cristallise les craintes d’un important choc économique pour la , avec un risque de mesures interventionnistes de la part des partis populistes. »
Des portefeuilles obligataires dévalorisés
En cause, la forte remontée des taux obligataires français à 3,2%, contre seulement 0,55% en Allemagne. Cette divergence a lourdement pénalisé les portefeuilles obligataires détenus par les banques tricolores. De plus, l’éventualité d’un ralentissement économique marqué et d’un assèchement du crédit pèse sur leurs perspectives bénéficiaires.
Bien que sévèrement sanctionnées à court terme, les valeurs bancaires françaises pourraient retrouver des couleurs si la situation politique venait à se stabiliser. Mais le chemin semble encore long et semé d’embûches pour ces fleurons économiques nationaux.